litterature anglaise

Publié le 5 Février 2021

Thomas Hardy (1840-1928)

Œuvre publiée en 1874. 466 pages. Premier roman de cet auteur. J'ai beaucoup aimé la description des paysages, le travail des paysans et l'intrigue évidemment qui est très bonne. Un film a été réalisé de ce roman par Thomas Winterberg

Il y a quatre personnages principaux.

Bathsheba Everdene, une jeune fille de 20ans, très belle, à l'esprit très indépendant, féministe avant l'heure, propriétaire d'une grande ferme dont elle a hérité, et qu'elle dirige elle-même en dépit de ce que peuvent penser les gens. Pour l'époque victorienne, cette façon d'agir est exceptionnelle car les femmes n'avaient pas de droits et se cantonnaient à la maison. Bathsheba, elle, n'a cure des préjugés qu'elle balance derrière elle; elle dit ce qu'elle pense, fait tout ce qu'elle veut. Toutefois sa beauté et sa position de "maîtresse" la rendent arrogante et dédaigneuse. La vanité faisant partie de ses défauts, elle entend bien être remarquée partout où elle se rend, et elle apprécie particulièrement l'adulation des hommes à son endroit.

Gabriel Oak est fermier au début de l'histoire, c'est à dire propriétaire d'une ferme qu'il administre lui-même. Mais il perd tout et devient le berger de Bathsheba dont il est amoureux. C'est un homme de 28 ans, bon et sensible, patient et doux. dont l'amour pour la jeune fille est tel qu'il  se donne à fond pour l'aider coute que coute et malgré les rebuffades dont elle l'abreuve.

Boldwood est un quadragénaire riche, qui mène sa vie tranquillement en travaillant sur ses terres. Il ne s'intéresse pas à Bethsheba jusqu'au jour où celle-ci, pour s'amuser, sans réfléchir, ni penser vraiment à mal, lui envoie un mot doux. Il réalise alors que sa vie est vide et se rapproche de la jeune femme au point qu'il se met en tête de l'épouser à tous prix. Mais son amour tourne à l’obsession et gène Bathsheba, qui n'aimant pas cet homme, se retrouve dans un embarras difficile à gérer.

Le sergent Troy, un officier, au caractère léger, séduisant mais séducteur, ne vivant que pour lui-même, saisissant toutes les occasions pouvant le servir, sans scrupules, joueur... vit aux crochets de Bathsheba, aveuglée par les sentiments qu'elle éprouve pour cet homme vil. Il lui faudra du temps et de la souffrance pour reconnaître la vérité., la valeur des gens, de la vie.

Extraits: Le fermier Oak était un jeune homme de vingt-huit ans, sérieux et intelligent. Infatigable au travail et levé dès l'aurore, il allait et venait gaiement, sans cesse occupé des soins nombreux qu'exigeait son exploitation. Toujours très proprement vêtu, il avait un aspect très présentable.

"Le ciel était remarquablement pur et le scintillement des étoiles ressemblait aux palpitations d'un même être, réglées par un même pouls

Boldwood s'avançait, non plus avec cette démarche calme et pleine de force contenue qui lui était habituelle, mais d'un pas trainant et indécis. Il s'était dit que miss Everdene, étant une jeune fille constante et positive, n'avait rien de l'inconséquence si souvent reprochée aux personnes de son sexe, et que pour cette raison, elle suivrait la voie directe qui s'ouvrait devant elle en l'acceptant comme époux...

Inconsciemment, dans son for intérieur, Bathsheba respectait Gabriel pour la fidélité bourrue qu'il avait encore mieux exprimée dans son ton de voix que dans ses paroles;

 

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Rédigé par Alicia

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Publié le 12 Août 2019

Jane Austen

Roman qui a été écrit avant Orgueil et préjugés et dont le contenu est intéressant du fait du thème et de la description qu'en fait l'auteur de cette société de la petite noblesse campagnarde, rigide et étriquée.

Devons-nous nous laisser diriger par nos sentiments ou par la raison?

Elinor et Marianne Dachwood sont deux sœurs dépourvues de fortune car à l'époque géorgienne, pendant laquelle a vécu Jane Austen, les filles n'héritant pas, c'est le frère (aîné) qui recueillait tous les biens. Si ce dernier était complaisant il leur attribuait quelque don. Malheureusement pour les filles Dachwood la cupidité de Fanny, leur belle-sœur, les prive de tout avantage. Elles se retrouvent donc dans l'obligation de quitter Norland, leur splendide demeure dans le Sussex, pour se rendre dans le Devonschire où elles louent avec leur mère un petit cottage.

C'est dans cette belle région que Marianne rencontre Willouby. Mais s'appuyant sur les sentiments intenses qu'elle éprouve pour cet homme, elle s'y laisse aller sans retenue et sans méfiance, certaine de la bonté de cette relation qui, à ses yeux ne peut la décevoir. Et pourtant... Marianne est impulsive, du premier mouvement, sans réflexion. Ce comportement qui consiste à dévoiler ses sentiments ou plutôt à trop les dévoiler la met à la merci de personnes mal intentionnées et se retourne contre elle.

Elinor personnifie la raison.  Elle aussi rencontre un jeune homme, (Edward Ferrars), qui lui plait et avec lequel elle envisage la possibilité d'un mariage. Mais contrairement à sa sœur, elle se pose, ne montre rien de ce qu'elle ressent, attend. Cette patience faîte de confiance dans l'autre, permet à tous deux d'assoir, petit à petit, mais de façon solide, une relation profonde et durable.

Du reste, Elinor, grâce à son caractère calme et prudent parvient à contrôler toutes les situations difficiles qui se présentent à elle et à sa famille. C'est une personne de confiance, capable de recevoir les confidences et que l'on consulte volontiers.

Autour de ces deux sympathiques jeunes femmes, gravitent des personnages de caractères divers. John Middleton, exubérant, cordial jusqu'à l'indiscrétion, sa femme très rigide et sa belle-mère, Mrs Jennings débordante d'entrain, de bonne humeur, gentille, mais aussi curieuse et bavarde. Le colonel Brandon, à l'apparence austère et mystérieuse. Les demoiselles Steele, frivoles et sottes.

On ne s'ennuie pas à la lecture de ce roman, on rit plutôt à la rencontre de certains personnages, tant leur comportement peut être ridicule, à la limite de la sottise. C'est tout l'intérêt des histoires de Jane Austen composées de drame et d'humour.

Ce roman a été adapté au cinéma en 2008 par John Alexander, un petit bijou puis en 1995 par Ang Lee.

Elle (Elinor), avait excellent cœur, son caractère était affectueux, et ses sentiments étaient vifs; mais elle savait les gouverner;...

 

Londres

 

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Rédigé par Alicia

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Publié le 3 Mai 2019

Emily Bronté

Histoire de haine et d'amour, Les Hauts de Hurle-Vent est l'unique roman d'Emily Brontë.

En revenant de Liverpool Mr Earnshaw, ramène chez lui, un petit garçon qu'il a trouvé abandonné dans la ville. Immédiatement, Heathcliff est perçu comme l'intrus et Hindley, le fils aîné lui voue  une haine féroce. Catherine, elle, après les premières réticences, développe une amitié profonde puis des sentiments intenses envers Heathcliff qui le lui rend bien.

A la mort du vieil Earnshaw, la situation d'Heathcliff devient tragique car Hindley lui fait payer cher sa présence dans la maison en l'humiliant de toutes les manières possibles. Le privant de toute éducation, il le rend méprisable à la bonne société ainsi qu'à Cathy. Cette dernière, voyant son ami avili à ce point, préfère épouser Edgar Linton, malgré la conviction profonde de son erreur. "Ce n'est pas plus mon affaire d'épouser Edgar Linton que d'être au ciel; et si l'individu pervers qui est ici n'avait pas ainsi dégradé Heathcliff, je n'y aurais jamais songé. Ce serait me dégrader moi-même maintenant, que d'épouser Heathcliff. Aussi ne saura-t-il jamais comme je l'aime;

Heathcliff, désespéré, comprenant que Cathy l'abandonne, quitte le domaine pour revenir quelques années plus tard dans l'intention bien arrêtée de se venger de toutes les humiliations subies.

Le comportement de Heathcliff est odieux mais il inspire la compassion à cause de tout ce qu'il a souffert. Toutefois, bien que présentant une apparence de dureté cruelle, il avoue une sensibilité exacerbée  et sa souffrance, si intense à la mort de Catherine le bouleverse profondément. "Sois toujours avec moi...prends n'importe quelle forme...rends-moi fou! mais ne me laisse pas dans cet abîme où je ne puis te trouver. Oh! Dieu! c'est indicible! je ne peux pas vivre sans ma vie! je ne peux pas vivre sans mon âme!"

"Il frappa de la tête contre le tronc noueux; puis levant les yeux, se mit à hurler, non comme un homme, mais comme une bête sauvage frappée à mort...

Pendant les années qui suivent la mort de Cathy, Heathcliff démolit petit à petit la famille Earnshaw, s'accapare de tous leurs biens. Mais alors qu'il arrive à ses fins, il se rend compte qu'il n'a plus le goût à la vengeance.

La  douleur de Catherine n'a d'égale que celle d'Haethcliff. Souffrant d'un sentiment de culpabilité, écartelée entre son amour pour Heathcliff,et son mariage avec Edgar Linton, voulant concilier les deux parties adverses, la jeune femme finit par tomber malade. Sur son lit de mort Heathcliff lui reproche la part qu'elle a pris à sa propre mort: "Vous m'apprenez maintenant combien vous avez été cruelle...cruelle et fausse. Pourquoi m'avez-vous méprisé? Pourquoi avez-vous trahi votre cœur, Catherine? Je ne puis vous adresser un mot de consolation. Vous avez mérité votre sort. Vous vous êtes tuée vous-même.   Vous m'aimiez...quel droit aviez-vous alors de me sacrifier-...

 

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Rédigé par Alicia

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Publié le 20 Février 2019

Wilkie Collins

Dans le beau pays de Cornouailles, dans le grand château de Porthgenna-Tower la maîtresse de l'endroit se meurt, assisté de sa femme de chambre, qu'elle oblige à écrire une lettre révélant un lourd secret. Sarah Leeson, affolée et complètement bouleversée, s'en défend autant qu'elle puisse le faire, mais sa maîtresse, imperturbable, lui fait jurer sur la bible, de remettre cette missive à son mari.  Ne pouvant se décider à troubler la maître de maison, un homme qui a toujours été bon pour elle, Sarah cache la lettre dans un coin du château et s'enfuit.

Bien des années plus tard, Sarah Leeson rencontre un jeune couple dont la femme lui raconte qu'elle connait bien Porhgénna-Tower et qu'elle compte bien s'y rendre car elle y est chez elle.

A partir de cet instant Sarah fait tout son possible pour déjouer les plans de la jeune femme mais c'est sans compter sur la pugnacité de Rosamond, qui, piquée par cette réaction excessive, s'emploie à percer le mystère.

Sarah Leeson est une femme singulière de par son comportement étrange dont beaucoup se gaussent. Parlant très peu, vivant dans une crainte perpétuelle, elle donne l'impression de plier sous un poids énorme, écrasant, et semble ne pas avoir toute sa tête. On ne peut s'empêcher d'avoir pitié d'elle et de se demander quel est ce gros fardeau qui l'accable à ce point. Du reste, d'une grande honnêteté et appréciée dans son travail qu'elle accomplit impeccablement.

"Ni grande, ni belle, ni dans la fleur de l'âge, avec des manières timides qui trahissaient l'irrésolution de sa volonté, une mise dont la simplicité était poussée jusqu'aux extrêmes limites de ce que les convenances autorisent, la femme de chambre, nonobstant tous ces désavantages extérieurs, était une de ces personnes qu'on ne peut guère envisager sans quelque curiosité, sinon sans quelque intérêt."

Ce que j'en pense:   Les épisodes de la vie de ses personnages sont très longs car Wilkie Collins ajoute moult détails qui gênent  un peu la lecture; toutefois  pas trop car l'auteur sait manier le suspens. Les sentiments et les émotions de ses personnages sont bien décrits, ce qui nous permet d'entrer en empathie avec eux. C'est ainsi que le personnage de Sarah Leeson m'a touchée dans sa souffrance et sa fragilité.

Petite biographie: Wilkie Collins était le fils d'un peintre paysagiste renommé, il était avocat de métier, décédé en 1889 à l'âge de 65 ans. Il était contemporain de Charles Dickens.

 

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Rédigé par Alicia

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Publié le 15 Décembre 2016

 Daphné du Maurier

Très bien !

Comme souvent dans beaucoup de ses œuvres, Daphné du Maurier nous entraîne dans une intrigue très subtile et passionnante. On ne lâche pas le livre qu'on ne sache le dernier mot.

John est anglais, célibataire, professeur d'université. Quand il regarde sa vie, il la considère comme ratée, morne et sans intérêt. C'est un mélancolique, enclin à l'introspection.

Lors de vacances à Paris, alors qu'il est assis dans un bar, il rencontre un homme qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau, même voix, mêmes gestes...La ressemblance est tellement saisissante qu'il en reste stupéfait. Au cours de la courte conversation pendant laquelle les deux hommes racontent quelque peu leurs vies, l'homme fait à John cette proposition saugrenue de l'échange de leurs identités car il en a assez de ses responsabilités familiales et de chef d'entreprise...  John proteste mais en vain. Le lendemain il se retrouve dans un pyjama qui ne lui appartient pas, avec deux valises contenant des effets qui ne sont pas à lui, et sa voiture a disparu avec tous ses papiers et son portefeuille. Un coup donné à la porte de sa chambre d'hôtel et paraît un homme en livrée qui le salue en lui disant: "Monsieur le comte a bien dormi?" Et oui! du jour au lendemain John est devenu le comte Jean de Gué. A partir de cet instant il est obligé de se mettre dans la peau du personnage car personne ne reconnait l'imposture.

Jean de Gué est un aristocrate, vivant dans un château. Quand il entre dans la demeure, John découvre la famille du comte, des gens nerveux, inquiets, voire capricieux. Il doit faire face à une multitude de problèmes et découvre un passé qui pèse lourd chez ces gens. Mais il se dit qu'il n'est pas Jean de Gué, et qu'il n'est donc pas responsable de ces situations scabreuses. Il n'est que le bouc émissaire et le rôle du bouc est de porter. Alors il porte. Il porte toute la responsabilité, le poids écrasant de cette famille fragile. Cela est dur. Alors il s'adapte, écoute, fait montre d'une grande compréhension et petit à petit l'ambiance pesante du début s'adoucit, les difficultés trouvent leur solution.

 "J'eus tout à coup la conviction profonde que ce n'était pas la curiosité d'un étranger, le goût du pittoresque, qui m'attiraient vers eux, mais un sentiment plus intense, plus intime, un intérêt pour leur bonheur qui ressemblait à de l'amour, mêlé à quelque chose de presque douloureux."

Regent's Park

Regent's Park

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Rédigé par Alicia

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Publié le 26 Mai 2010

                                                                                                       Thomas Hardy   

    Œuvre publiée en 1873, mais éditée seulement en 1997. Roman psychologique dont l'histoire se passe dans le sud-ouest de l'Angleterre. Thomas Hardy est né en 1840 et décédé en 1928.

    Elfride a 20 ans, des yeux bleux et lumineux qui éblouissent tous ceux qui la rencontrent. Elle s'éprend de Stéphen Smith un jeune architecte venu faire des travaux sur l'église du village.

     Malheureusement le mariage est compromis à cause de la condition sociale du jeune homme. Elfride et Stéphen décident donc de partir en cachette pour réaliser leur vœu le plus cher, mais sa conscience la travaillant, Elfride renonce à ce projet déraisonnable et rentre chez elle. Stéphen, lui, part dans un pays lointain pour parfaire ses connaissances, à seule fin de s'élever dans la société et épouser la femme qu'il aime.

    Pendant ce temps, survient dans la vie d'Elfride, Henry Knigt, la trentaine, un tantinet cynique, moqueur... Il ne ménage pas la jeune fille et pourtant un lien profond se tisse entre eux. Cependant Elfride ne dit rien à Knigt de ses fiançailles avec Stéphen Smith malgré le temps qui passe et les nombreuses possibilités qu'elle a de révéler son passé. Non qu'elle soit malhonnête, mais c'est la crainte de perdre cet homme avec lequel elle se sent si bien, qui l'a fait agir ainsi.  De ce fait, son comportement est ambigu. Droite au plus profond d'elle-même, elle donne l'impression de ne pas l'être et c'est ainsi que Knigt se méprend à son sujet.  Knigt qui, ayant une très haute conception de l'amour, n'accepte pas l'idée que la jeune fille qu'il aime, ait pu avoir une idylle avec un autre que lui, d'autant plus que cette histoire reste floue à son entendement, puisque la jeune fille ne lui dévoile rien. Dans le doute et sans chercher à creuser davantage le mystère, il prend une décision irrévocable.

   Ce que j'en pense: Belle œuvre. Beaucoup de richesse dans la description des sentiments humains, qui nous permet ainsi de suivre le cheminement tourmenté des personnages. Magnifique description des paysages de l'endroit.

Les-Cornouailles.jpg

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Rédigé par Alicia

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Publié le 3 Mars 2010

                                                                                                Somerset Maugham

Romancier britannique, 1874-1965.

     Kitty est une jeune femme frivole, sotte et superficielle. Elle vit à Hong-Kong avec son mari, Walter, qu'elle trompe sans scrupules, et sans se soucier le moins du monde du mal qu'elle lui inflige.
    Walter, lui, est bactériologue, il possède, en plus de l'intelligence de l'esprit, celle du cœur qui le rend par certains côtés vulnérable. Il aime sa femme à la folie, malgré tout le mépris qu'elle lui manifeste. Pour elle Walter n'est rien, et ne possède aucune des qualités qui l'attire vers un homme. Tout les sépare, rien ne les rapproche, Kitty ne fait aucun effort pour connaître cet être qui partage sa vie

    Quand il apprend l'infidélité de sa femme, Walter l'oblige à le suivre à Mei-tan-Fu, où en tant que médecin, il a proposé ses services pour éradiquer l'épidémie de choléra.
    En arrivant là-bas, surprise, la jeune femme se rend compte que son mari est, non seulement très aimé, mais aussi vénéré par tous. "
En effet il pouvait se montrer très tendre. C'était surtout au chevet des malades que rayonnait sa générosité." Jamais Kitty, elle le savait, ne reverrait dans ses yeux la chaleur de cet attachement dont, autrefois la constance l'exaspérait. Il vouait aujourd'hui aux infortunés dont il était l'unique recours cette inépuisable faculté d'aimer qu'elle découvrait en lui." Cette découverte la bouleversant, elle tente de renouer avec cet homme, mais le fossé s'est creusé. Pour se distraire et se rendre utile, elle se met à la disposition des religieuses et travaille à l'orphelinat, ce qui lui ouvre les yeux sur ce qui se passe ailleurs que dans sa petite personne. Walter, lui, s'épuise au travail, ne ménageant pas sa peine, cachant derrière cette hyperactivité son désespoir et peut-être le désir secret d'en finir.

 Ce que j'en pense.
     J'ai bien aimé cette histoire tragique que m'a recommandé Nanne que je remercie beaucoup. Néanmoins, le début de l'histoire m'a quelque peu rebutée, trouvant Kitty fort peu sympathique. Le personnage de Walter m'a davantage touchée par son amour bafoué et la persévérance qu'il mettait à aimer sa femme coûte que coûte.
    L'auteur a très peu décrit la Chine et s'est plutôt concentré sur les personnages. A l'arrière plan, le système colonialiste qui donne une note désagréable à l'histoire, toutefois contrebalancée par la présence bénéfique des religieuses.
    On retrouve un peu de la vie de cet auteur dans cette œuvre, puisque le père de Somerset Maugham était juriste et que sa mère était fille d'un commandant de l'armée coloniale aux Indes.


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Rédigé par Alicia

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Publié le 30 Décembre 2009

                                                                                                Daphné du Maurier

     Suspens.

 Ambroise Ashley vient de mourir mystérieusement lors d'un voyage en Italie, et quelque temps après avoir épousé Rachel.
    Choqué, convaincu de la responsabilité de la jeune femme, Philip jure de venger son cousin qu'il affectionnait, et avec lequel il vivait dans son beau domaine des Cornouailles.
    Mais l'arrivée de la jeune femme le surprend au delà de ce qu'il a pu imaginer. Elle est belle, douce, courtoise, tout à fait le contraire de ce qu'il avait supposé. Le jeune homme s'éprend d'elle à un point qu'il en perd toute raison. Toutefois, il est obligé d'admettre à la longue,que le comportement de Rachel est quelque peu ambigu.

    Tout en restant toujours elle-même, elle prend soin de ne pas s'engager plus avant malgré les nombreuses manifestations d'amour de Philip. Qu'est ce que cela cache? D'abord aveugle à tout avertissement, Philip se met alors à faire quelques recherches sur la base de lettres envoyées par son cousin qui attribue à Rachel certain crime.

    On suit avec grand intérêt Philip dans son cheminement d'amoureux irrationnel, ne voyant rien, refusant de voir la réalité, prêtant à Rachel un comportement sans défaut. Rachel, elle, reste mystérieuse jusqu'à la fin.

 

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Publié le 11 Novembre 2009

                                                                                                     Anita Brookner 

     Zoé est toute jeune quand elle se met à raconter son histoire. Une histoire banale, sans éclat, un peu morne. Elle vit avec sa mère, qui un jour, rencontre Simon qu'elle consent à épouser. Dès cet instant, Zoé profite pleinement de sa nouvelle liberté jusqu'au jour ou son beau-père meurt. La jeune fille se retrouve alors emprisonnée dans sa relation avec sa mère qu'elle ne peut abandonner et qu'elle accompagne durant sa maladie. Et c'est au cours de conversations, que Zoé apprend que sa mère a souffert de son manque de liberté quand elle s'est mariée.
    Pendant toutes ces années, Zoé a du renoncer à certaines relations, et du reste elle n'est pas vraiment recherchée. Elle a trop à faire, elle n'a pas le temps de s'investir. Pourtant, elle souffre de cette situation qu'elle n'a pas voulue et qu'elle subit à ses dépens; elle a le sentiment de passer à côté de quelque chose de précieux.

    Malgré tout, au milieu de tous ces tracas, une petite lumière brille, c'est le médecin qui soigne sa mère. Doucement, lentement, une relation s'établit entre ces deux personnes sensibles, qui se transformera en une relation solide, faite de respect, de compréhension implicite, de tendresse...

     Ce que j'en pense:
Le sujet de la solitude dans le mariage est très intéressant, néanmoins je ne suis pas franchement parvenue à entrer dans le personnage de Zoé. Beaucoup de descriptions qui ne m'ont pas particulièrement captivée.


 

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Publié le 26 Janvier 2009

                                                                                                              Jane Austen

    L'histoire décrit la société britannique au tournant des XVIII et XIXe siècles.

            
 A l'époque, les femmes n' avaient pas d'autre choix que de se marier, et il valait mieux que ce soit richement, surtout si l'on n'était pas fortuné, comme c'était le cas des demoiselles Bennet dans le village provincial de Longbourg, 
          

    C'est lors de bals régulièrement organisés chez les uns et les autres, que les jeunes gens se rencontrent dans une atmosphère joyeuse quoique guindée. Si les jeunes soeurs d'Elisabeth "perdent la tête" en voyant quelques officiers, ce n'est nullement le cas pour Lizzy qui sait garder son sang-froid en toutes circonstances, et particulièrement dans celles difficiles et délicates. Elisabeth est la cadette des soeurs Bennet, la plus espiègle, mais aussi la plus intelligente et c'est cette qualité qui séduit Darcy, un gentlemen fortuné, propriétaire d'un immense et magnifique domaine.
    Malheureusement leurs relations débutent mal à cause de la hauteur de Darcy et des fameux préjugés qui veulent que l'on ne tisse aucun lien avec des gens d'une classe inférieure. Elisabeth, quoiqu'avertie des conventions sociales, refuse de tenir compte des inégalités, regarde franchement tout le monde et se permet même quelques boutades à l'encontre de ces gens si orgueilleux. Sa personnalité originale lui donne d'être aimée des uns, et haie des autres.
    Toutefois, la jeune fille, bien que sympathique, est, elle aussi sous l'emprise de l'orgueil et  des préjugés. En effet, ayant écouté des calomnies au sujet de Darcy, elle le rejette sans essayer de le connaître mieux. Il s'ensuit inévitablement un long malentendu basé sur de fausses idées et que Darcy sera bien obligé de débrouiller dans la volonté qu'il a d'aller plus loin avec la jeune fille et de sauver sa propre réputation mise à mal.

           
    En sus de l'orgueil et des préjugés, l'histoire relève le problème de la vérité. En effet, sous prétexte de protéger des proches, voir même de ne pas passer pour un rapporteur, on refuse de dévoiler la vérité. Mais ce comportement s'il semble louable à première vue, peut engendrer des problèmes de toutes sortes, d'une gravité plus ou moins importante.
           
    Ce que j'en pense: Bien que cette histoire semble, dès l'abord, donner une impression de légèreté, beaucoup de ses personnages sont attachants et l'on suit avec plaisir leur évolution dans les nombreuses difficultés qu'ils traversent.


 

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Rédigé par Alicia

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