...Bienvenue.
Marcel Proust.
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Marcel Proust.
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A tous, de la joie, de l'espérance, du courage, de la force et... de l'amour, de l'amour, de l'amour!
Biographie écrite en 1933.
Qui était Marie-Antoinette? Archiduchesse d'Autriche, puis Reine de France, mais à part cela? Je me suis rendue compte que je ne la connaissais pas, que le peu que je savais d'elle ne correspondait pas vraiment à la réalité. Aussi suis-je contente d'avoir lu cette biographie de Stéfan Zweig qui décrit ce personnage sous un angle beaucoup plus humain que ne le font la plupart des historiens.
Au premier abord Marie-Antoinette nous apparaît comme un personnage peu sympathique. Mariée à 15 ans au futur Louis XVI, pour raisons d'état, elle faisait montre d'une grande immaturité et n'était nullement préparée à son rôle de Reine de France. D'une grande frivolité, elle aimait les toilettes, les bijoux et s'amuser follement. Elle était hautaine, orgueilleuse et méprisante. D'une intelligence moyenne, Marie-Antoinette n'aimait pas réfléchir, ne lisait pas et ne s'intéressait à rien d'autre qu'à ses amusements. Le protocole de la cour étant extrêmement strict, elle s'est fait offrir par Louis XVI, le Petit Trianon pour y vivre à demeure, chasser l'ennui qu'elle éprouvait en y organisant de somptueuses fêtes, du reste extrêmement onéreuses pour la cassette du royaume. "Dans l'âge des plaisirs et de la frivolité, dans l'ivresse du pouvoir suprême, le Reine n'aimait pas à se contraindre; l'étiquette et les cérémonies lui causaient de l'impatience et de l'ennui."
Deux ou trois ans après son accession au trône, les premières chansons hostiles circulent:
"Petite Reine de vingt ans
qui traitez aussi mal les gens,
Vous repasserez en Bavière"
Malheureusement Marie-Antoinette préfère traiter par le plus profond mépris toutes ces cabales et ne discerne pas le danger qui se cache derrière. Car la Révolution est déjà en marche et ne s'arrêtera plus.
C'est avec" l'affaire du collier", que Marie-Antoinette perd pour la première fois son assurance. Bien qu'innocente dans cette histoire, son insouciance a fait qu'elle est tombée dans le piège que lui a tendu madame de la Motte et ses complices.
La réputation de Marie-Antoinette, déjà mauvaise, s'enfonce irrémédiablement. "Elle est considérée comme la femme la plus lascive, la plus dépravée, la plus fourbe, la plus tyrannique de toute la France." On l'appelle aussi madame Déficit.
Le peuple se réveille, la colère gronde, la bourgeoisie ouvre les yeux sous l'impulsion de Voltaire et de Rousseau et la Reine réalise enfin sa négligence, mais il est déjà trop tard. Le quatorze juillet a lieu la prise de la Bastille, qui marque le début de la Révolution.
Mais Marie-Antoinette, "considérant ses droits monarchiques comme d'origine divine" n'est pas disposée à reconnaître les droits et la liberté d'autrui. Elle ne fait aucun effort pour comprendre ce grand évènement qui va bouleverser sa vie et celle de la monarchie.
Puis, le danger devenant de plus en plus grand, c'est la fuite à Varennes, le retour, puis l'enfermement au Temple duquel le roi ne sortira que pour être guillotiné.
Marie-Antoinette se retrouve seule, abandonnée de tous, on lui a tout pris, même son enfant. La cour d'Autriche lui refuse son aide pour des raisons politiques. Un seul lui reste, c'est son ami, plus précisément son amant, un homme qui l'a toujours aimée et soutenue, le comte de Fersen avec lequel elle a correspondu pendant des années. Mais ce dernier aura beau entreprendre démarches sur démarches pour aider sa bien-aimée, il ne parviendra pas à la sauver.
A la Conciergerie, nommée la maison des morts, parce que nul ne sort de là vivant, Marie-Antoinette ne possède plus rien. On l'a dépouillée de tout, elle vit dans une cellule humide qui ressemble à un tombeau et c'est bel et bien cette impression qu'elle a d'être enterrée vivante. Dorénavant elle n'a qu'un souhait c'est de mourir le plus rapidement possible car plus rien ne la retient à la vie.
Lors de son procès, forte de sa position de souveraine, elle garde la tête haute et c'est, imperturbable, qu'elle entend l'énoncé du verdict la condamnant à la peine capitale.
"Marie- Antoinette a écouté sans broncher, avec un calme parfait, la décision des jurés et la sentence. Elle ne manifeste pas le moindre signe de peur, de colère ou de faiblesse. "Elle est lasse de cette vie, de ces gens, satisfaite au fond de voir se terminer toutes ces mesquines persécutions."
Pendant la dernière nuit, Marie-Antoinette écrit longuement à Madame Elisabeth pour prendre congé de tous ceux qu'elle a aimés. "Elle n'a plus grand chose à faire ici-bas. Elle n'a plus qu'à mourir, à bien mourir".
Et c'est ce qu'elle va faire, cette femme jadis écervelée, ne trahit aucun sentiment devant les curieux alignés sur son passage. "c'est en vain que ses ennemis les plus acharnés l'épient pour la surprendre dans un moment de faiblesse et de désespoir;"
Ce que j'en pense:
Une femme en somme comme les autres, projetée dans un rôle qu'elle n'avait pas recherché, éprouvant les sentiments de tout être, allant de la joie la plus totale à la souffrance la plus douloureuse; et parvenant néanmoins à faire face à l'adversité grâce à la force qu'elle a su trouver au-dedans d'elle. Un personnage fascinant, une belle biographie de Stéfan Zweig qui nous entraine dans les méandres de cette âme profonde.
Comme beaucoup l'ont remarqué, cela fait un grand moment que je n'ai plus publié. Je suis en effet tellement occupée que cela m'est de plus en plus difficile d'être régulière dans l'entretien de mon blog.
Je trouve cela dommage, mais c'est ainsi. Je continue à lire et profite bien de mes lectures. Je tâcherai si possible de poster de temps en temps.
Je remercie de tout coeur tous les visiteurs et vous souhaite à tous une bonne continuation.
A très bientôt!
Hans Scholl, né en 1918, mort en 1943, sa soeur Sophie, née en 1921, décédée en 1943, étaient tous deux étudiants et résistants au nazisme. Piliers de la Rose blanche, ( nom donné à leur groupe de résistants allemands), ils ont écrit, publié et distribué des tracts dénonçant le régime et les crimes de Hitler.
Hans était étudiant en médecine et travaillait dans des camps militaires dans lesquels force lui était de reconnaître la barbarie nasie. Beaucoup de ses lettres sont adressées à sa famille et à une amie. Il y relate sa vie de médecin militaire, mais aussi le simple quotidien, il fait part de ses difficultés, de ses états d'âme, il formule des souhaits, décrit la nature de laquelle il est proche et il parle en langage codé de la guerre et de Hitler.
Toutes ses lettres sont simples et sont écrites dans le souci de rassurer sa famille et de garder ce lien précieux avec les siens dont il a impérativement besoin.
Les lettres de Sophie sont à peu près les mêmes, elle y parle de son travail de jardinière d'enfants, des contraintes que le gouvernement allemand lui impose enfin de tout ce qu'elle vit au quotidien.
Extraits.
De Hans à ses parents:
Mes chers parents,
Voici deux jours que nous avons repris un hôpital militaire avec quatre cent blessés. Nos prédécesseurs étaient des prussiens. Ils nous ont remis des patients en piteux état.Nous avons quelques infirmiers français pour nous aider, mais c'est nous qui faisons le gros du travail, dont une moyenne de vingt opérations par jour. Ce matin, deux amputations des deux jambes.
Je suis allé plusieurs fois à Paris. Le matin, je joue au tennis de 6 à 7. C'est mon seul moment de liberté.
Mon chien ne saurait être plus mignon. Tous les enfants l'adorent.
Très affectueusement,
Votre Hans.
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