Bonjour

    La lecture a toujours fait partie de ma vie. M'immerger dans un livre, partir dans des époques lointaines, suivre des personnages, ont toujours été pour moi des activités exquises.
     Avec ce blog je désire partager avec vous certaines de mes lectures et vous proposer de me laisser des commentaires qui  enrichiront les billets.
     Merci à tous et à bientôt!
Alicia

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"La lecture d'un roman jette sur la vie une lumière"
Louis Aragon




Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 15:55
    Lors d'un voyage vers Buenos-Aires, le narrateur rencontre sur le paquebot le très célèbre champion mondial du jeu d'échecs, Mirko Czentovic. Intrigué par le personnage pourvu d'un caractère singulier, il amène cet homme à consentir à une partie d'échec avec plusieurs participants.
    Or, lors d'une de ces parties, un individu complètement étranger intervient d'une manière extraordinaire et sauve leur jeu mis à mal par Czentovic. Ce qui est tout à fait surprenant, c'est que monsieur B affirme haut et fort qu'il n' a pas touché un échiquier depuis une vingtaine d'années. Est-ce possible? Le narrateur entend alors le récit poignant de cet homme modeste. Lors de l'occupation allemande, ayant été arrêté par les nazis, il a vécu enfermé dans une chambre d'hôtel confortable, mais dans une solitude quasi-totale, sans livre, sans crayon sans rien, absolument rien, face au néant, face à lui-même. De quoi devenir fou!
    Poutant un jour, monsieur B, tombe comme par hasard, sur un manuel du jeu d'échecs et se met à étudier toutes les combinaisons exposées par de grands maitres de ce jeu fabuleux. Mais, petit à petit, entrant toujours plus profondément dans ces calculs, cet homme est pris d'une frénésie qu'au bout d'un certain temps il ne parvient plus à contrôler et qui l'amène dans une sorte de démence.

Extrait.
    "Mon cerveau se partageait, si je puis dire, en cerveau blanc et cerveau noir, pour mener ce jeu dans un espace abstrait et y combiner les coups qu'exigeait, dans les deux camps, la tactique de la bataille. Et le plus dangereux de l'affaire n'était pas encore cette division de ma pensée à l'intérieur de moi-même, mais le fait que tout se passait en imagination: je risquais ainsi de perdre pied brusquement et de glisser dans l'abîme."


    Comme toujours j'ai aimé ce que Stéfan Zweig nous présente là, un roman qui nous entraine dans cet univers particulier du jeu d'échecs. Il est toujours bouleversant de se retrouver devant la cruauté de certains individus mais de voir aussi ce qu'un être humain peut entreprendre pour son salut.

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Par Alicia - Publié dans : Littérature autrichienne - Communauté : GAZETTE LITTERAIRE
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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 16:40
    L'auteur est né en Suède et a reçu le Prix Nobel de littérature.
L'histoire, très bien écrite dans un style fluide, nous transporte en pleine culture grecque avec toutes ses croyances et ses horreurs. Beaucoup de beaux passages, mais aussi beaucoup de descriptions extraordinaires.

    J'ai bien aimé.

   La sibylle vit seule avec son fils débile dans une ancienne bergerie située sur les hauteurs de Delphes. Elle  raconte son histoire à un homme toumenté, qui lui rend visite pour obtenir d'elle des réponses à des questions douloureuses.
    Très jeune, elle a été choisie par les dieux pour devenir pythie, alors qu'elle vivait très tranquillement avec ses parents. Dès lors sa vie a changé du tout au tout. A intervalles réguliers, elle devait se rendre au temple pour servir le dieu et être son porte-parole.  Il ne pouvait être question pour elle de ne pas appartenir entièrement  au dieu qui l'emplissait de son horrible présence. Elle se devait en outre de remplir sa fonction très correctement pour ne pas attirer sur elle les reproches de la population de Delphes qui lui vouait une vénération sans bornes.
    Pourtant un jour tout a basculé. Lors d'une visite qu'elle rend à ses parents, elle rencontre un jeune homme dont elle tombe éperdument amoureuse et avec lequel elle vit un amour profond qui la bouleverse au plus profond d'elle-même. C'est avec lui qu'elle ressent enfin cette paix et cette sécurité qu'elle a toujours recherchées mais jamais trouvées auprès du dieu. Hélas, l'homme qu'elle aime meurt alors qu'elle découvre sa grossesse. Il ne fait aucun doute pour elle que c'est le dieu qu'elle a trahi qui la punit en la privant de son bien-aimé. A partir de ce moment, dès que l'état de la jeune femme est connu de la population de Delphes, celle-ci la rejette complètement et l'oblige à s'isoler.

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Par Alicia - Publié dans : Littérature suédoise - Communauté : GAZETTE LITTERAIRE
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Samedi 23 janvier 2010 6 23 /01 /2010 20:46


Nous dormirons ensemble
 

    Que ce soit dimanche ou lundi
Soir ou matin minuit midi
    Dans l'enfer ou le paradis
Les amours aux amours ressemblent
    C'était hier que je t'ai dit

Nous dormirons ensemble

    C'était hier et c'est demain
Je n'ai plus que toi de chemin
    J'ai mis mon coeur entre tes mains
Avec le tien comme il va l'amble
    Tout ce qu'il a de temps humain

Nous dormirons ensemble.

    Mon amour ce qui fut sera
Le ciel est sur nous comme un drap
    J'ai refermé sur toi mes bras
Et tant je t'aime que j'en tremble
    Aussi longtemps que tu voudras

Nous dormirons ensemble.

Louis Aragon

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Par Alicia - Publié dans : Poèmes
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Dimanche 10 janvier 2010 7 10 /01 /2010 15:15
    La Comédie humaine.
Scènes de la vie privée.
    Ecrit en 1835. 

    Eugène de Rastignac, jeune provincial, loge dans la pension de madame Vauquer, vieille femme d'une cinquantaine d'années qui tient comme elle peut son établissement vieillot et malodorant. Dans cette misérable pension vit le père Goriot, vieil homme aux manières bizarres, dont tout le monde se gausse plus ou moins méchamment. Il faut dire aussi que cet homme a du mystère puisqu'il ne dit rien de ses affaires, ce qui ennuie prodigieusement la maîtresse des lieux.
     Eugène a de la naissance, ce qui est fort bien, mais il n'a pas d'argent. Or, combien il en faut pour pénétrer dans la haute société! Il s'adresse alors à sa famille qui l'habille de pied en cap et ainsi pourvu, se rend chez madame de Beauséant, sa cousine de laquelle il demande aide et protection.
    A la pension, la situation misérable du père Goriot émeut profondément le jeune homme. Comment cet homme, père de deux jeunes femmes du grand monde peut-il vivre dans de telles conditions de délabrement?
     Petit à petit Eugène de Rastignac découvre avec horreur et consternation les dessous de ce beau monde où tout brille et scintille de mille feux, de mille paillettes mais recèle en lui-même une humanité aussi malheureuse, aussi corrompue que celle de la société la plus basse. Tout en gardant son intégrité morale, il décide de se lancer à l'assaut de cette société quasiment inaccessible, et tombant amoureux de madame de Nucingen, une des filles du père Goriot, il découvre la tragédie de toute cette famille.
    Le père Goriot n'a jamais vécu que pour ses filles, elles sont le centre de sa vie, il ne vit que pour elles. Son amour est fort et inconditionnel, il désire leur bonheur par dessus tout et souffre terriblement quand il les sait malheureuses. Aussi fait-il tout ce qu'il peut pour leur venir en aide au détriment de sa propre vie. Cet amour-là est bouleversant, mais il n'est pas pour autant juste puisqu'il ne met aucune limite aux comportements abusifs de ses filles.
    La fin du père Goriot est tragique. Seul, gisant sur son mauvais grabat, en proie au délire, persuadé de l'amour de ses filles, il attend leur visite refusant de croire à leur défection. Puis le temps passant il réalise avec douleur que c'est dans la solitude qu'il partira. Eugène restera jusqu'au bout avec lui, multipliant les démarches pour soulager le vieil homme, s'occupant de tout à la place des deux filles.

    Extraits.
"Le père Goriot était sublime. Jamais Eugène ne l'avait pu voir illuminé par les feux de sa passion paternelle."

"- Aucune de ses filles ne viendrait! s'écria Rastignac. Je vais écrire à toutes deux.
- Aucune, répondit le vieillard en se dressant sur son séant. Elles ont des affaires, elles dorment, elles ne viendront pas. Je le savais. Il faut mourir pour savoir ce que c'est que des enfants.


Goriot

Par Alicia - Publié dans : Classiques français - Communauté : LIVRES AUTEURS CLASSIQUES
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Mercredi 30 décembre 2009 3 30 /12 /2009 18:11
     Suspens.

    Ambroise Ashley vient de mourrir mystérieusement lors d'un voyage en Italie, et quelque temps après avoir épousé Rachel.
    Choqué, convaincu de la responsabilité de la jeune femme, Philip jure de venger son cousin qu'il affectionnait, et avec lequel il vivait dans son beau domaine des Cornouailles.
    Mais l'arrivée de la jeune femme le surprend au delà de ce qu'il a pu imaginer. Elle est belle, douce, courtoise, tout à fait le contraire de ce qu'il avait supposé. Le jeune homme s'éprend d'elle à un point qu'il en perd toute raison. Toutefois, il est obligé d'admettre à la longue,que le comportement de Rachel est quelque peu ambigu.
    Tout en restant toujours elle-même, elle prend soin de ne pas s'engager plus avant malgré les nombreuses manifestations d'amour de Philip. Qu'est ce que cela cache? D'abord aveugle à tout avertissement, Philip se met alors à faire quelques recherches sur la base de lettres envoyées par son cousin qui attribue à Rachel certain crime.

    On suit avec grand intérêt Philip dans son cheminement d'amoureux fou, ne voyant rien, refusant de voir la réalité, prêtant à Rachel un comportement sans défaut.
Rachel, elle, reste mystérieuse jusqu'à la fin.

    Ce que j'en pense.
Quand on commence la lecture de cette oeuvre subtile, on ne la lâche plus qu'on ne sache le dernier mot.


Par Alicia - Publié dans : Littérature anglaise - Communauté : GAZETTE LITTERAIRE
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