Publié le 6 Février 2017

Franchement ce livre ne m'a pas enthousiasmée. En fait c'est une réécriture du Comte de Monte-Cristo mais construit autrement. Ce n'est pas qu'il soit déplaisant, (l'écriture et le suspens sont agréables), mais décidément je n'aime pas les histoires de vengeance. Ceux qui appliquent la loi du Talion, dans ces romans, se conduisent d'une manière quasi aussi cruelle que les criminels auxquels ils reprochent leurs forfaits...

Certes on peut le comprendre, le Roi Mystère, à l'instar d'Edmond Dantès, a beaucoup souffert, mais tout de même...

Comme le Comte de Monte-Cristo, Robert Pascal possède beaucoup d'argent et ne lésine pas sur les moyens pour toucher à son but. Ses bureaux, très organisés, se trouvent dans les catacombes de la capitale, milieu fermé et secret d'où il dirige les opérations. Il a pour l'assister un grand nombre de personnes auxquelles il a rendu service en les tirant du bourbier.

Autant il est aimable avec certaines personnes, autant il se montre cynique, intraitable et sans pitié pour ses ennemis. Il attire la sympathie des uns, intrigue et inquiète ceux qui n'ont pas la conscience tranquille.

Surtout ne croyez pas, malgré une critique quelque peu négative, que ce livre n'est pas bon à lire. L'action est très bien menée, l'histoire est pleine de suspens et de rebondissements.

Et puis! Gaston Leroux n'est-il pas le créateur de Joseph Rouletabille? Un sacré personnage (quoique à mon goût, un peu trop imbu de lui-même).

Le Roi Mystère de Gaston Leroux.

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Rédigé par Alicia

Publié dans #Littérature française

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Publié le 21 Janvier 2017

Ce roman est le deuxième de ce grand auteur russe. Malgré le thème des plus intéressants, ce livre n'a pas connu un grand succès à sa parution en 1846. Dostoievski l'a donc réécrit  en 1865.

Que diriez-vous si vous aviez un double, un personnage qui vous ressemble comme deux gouttes d'eau, qui vous suit partout, vous accompagne partout où vous allez?

Et bien! Monsieur Goliadkine, conseiller titulaire, a un double. Iakov Petrovitch est un personnage fragile, voire très fragile, tourmenté au plus au point dans son être intérieur. Il doute de tout, de toutes ses entreprises. Il n'est jamais sûr de rien, n'a pas l'esprit tranquille et surtout, se croit entouré d'ennemis qui ont juré sa perte. A part cela c'est un homme des plus convenables, menant sa petite vie ordinaire, ne faisant de mal à personne et ne demandant rien à quiconque.

Un soir il se rend à la réception donnée chez le conseiller d'état Berendeiev  en l'honneur de l'anniversaire de Clara Olsoufievna, dont il est amoureux; mais on lui refuse l'entrée. il utilise donc de stratagèmes et finit par entrer dans la place. Mais  troublé à l'extrême, il commet tant de bévues, tient un discours si incohérent, qu'on finit par le mettre à la porte.

Sur le chemin du retour, en proie à une angoisse malsaine, il croise un homme qu'il pense avoir déjà rencontré: "Qui est-ce celui-là?" se dit-il, jusqu"au moment où, stupéfait, incrédule, il réalise que cet individu n'est jamais que lui-même.

A partir de ce jour il voit son double dans tous les lieux où il se rend. Son double qui lui prend tout ce qui lui appartient, toute sa vie. Le comportement odieux de son sosie met Monsieur Goliadkine dans tous ses états. Il a beau se battre contre lui, en employant toutes sortes de moyens, complètement déstabilisé, perdant le contrôle de ses émotions, il sombre petit à petit dans la folie.

Extrait. Assis devant lui, sur son propre lit, l'inconnu lui souriait, clignait de l'oeil, lui adressait des signes amicaux de la tête....  M. Goliadkine voulut crier, mais ne pût; il voulut protester mais n'en eût pas la force. Ses cheveux se dressaient sur sa tête; il s'assit, sans la moindre conscience de ce qu'il faisait, mort d'effroi.

 

Le Double de Fédor Dostoievski.

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Rédigé par Alicia

Publié dans #Littérature russe

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Publié le 17 Janvier 2017

L'histoire se passe en Vendée au milieu des marais.

Toussaint Lumineau est métayer. Il adore la terre qui pour lui, est une matière noble, vivante, qui apporte à l'homme. Elle est son amie, il a un lien fort avec elle. Il compte fermement sur la reprise de la métairie par un de ses fils. Pour lui, il n'y a  aucun doute la-dessus. Mais il se heurte à des problèmes qu'il n'avait pas imaginés. Déjà, son fils ainé, Mathurin, est inapte au travail agricole. Son second fils, François trouve la labeur dur et ingrat et préfère quitter la métairie. Il ne reste plus que Driot qui revient de loin, qui est fort content de revoir le pays et dans un premier temps, s'attelle joyeusement à la tache. Mais lui aussi finit par trouver le travail trop astreignant pour le résultat escompté; alors qu'ailleurs, dans des pays lointains la fortune est à portée de mains. Tous ces revers affectent le métayer qui voit une trahison dans la défection de ses fils.

La vie à la métairie n'est pas facile. Elle est dépourvue de paix et de tranquillité. La souffrance de Mathurin, à elle seule engendre un certain malaise. Car, quoique son handicap l'oblige à l'immobilité, il tient à sa place d'ainé, qui est sensée lui conférer l'autorité et une certaine reconnaissance. Du fait, son comportement est composé de résistance amère à la fatalité, de jalousie envers ceux pour lesquels la vie a été généreuse.

Marie-Rose est la fille cadette, gentille, soumise, conciliante, mais elle aime le valet qui a été renvoyé, parce qu'il n'est pas question qu'en épousant la fille de la maison il en devienne le chef.

Belle histoire, dramatique certes, mais qui est adoucie par la description des  paysages qu'en fait René Bazin avec beaucoup de sensibilité et de finesse; et qui se termine agréablement sur une petite note d'espoir.

Extrait. Ils inspectaient avec le même amour tranquille les fossés,, les barrières, les coins de champ aperçus au passage; ils réfléchissaient aux mêmes choses simples et anciennes, et en eux la méditation était le signe de la vocation, la marque du glorieux état de ceux qui font vivre le monde.

René Bazin 1853-1932, était le grand oncle d'Hervé Bazin, lui aussi écrivain.

Cette oeuvre "La Terre qui meurt", a rencontré un grand succès et a été adaptée au cinéma.

 

La Terre qui meurt de René Bazin., ou la lutte pour la survie de la terre.

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Rédigé par Alicia

Publié dans #Littérature française

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Publié le 14 Janvier 2017

Dans le Verdon.

Dans le Verdon.

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Rédigé par Alicia

Publié dans #Notes personnelles.

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Publié le 25 Décembre 2016

Or, durant leur séjour à Bethléhem arriva le moment où Marie devait accoucher. Elle mit au monde un fils: son premier-né. Elle lui mit des langes et le coucha dans une mangeoire parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans la salle réservée aux voyageurs.

Dans les champs environnants, des bergers passaient la nuit pour garder leurs troupeaux. Un ange du Seigneur leur apparut et la gloire du Seigneur resplendit autour d'eux. Une grande frayeur les saisit.

Mais l'ange les rassura: -N'ayez pas peur: je vous annonce une nouvelle qui sera pour tout le peuple le sujet d'une très grande joie. Un Sauveur vous est né aujourd'hui dans la ville de David; c'est lui le Messie, le Seigneur. Et voici à quoi vous le reconnaîtrez: vous trouverez un nouveau-né dans ses langes et couché dans une mangeoire.

Et tout à coup apparût, aux côtés de l'ange, une multitude d'anges de l'armée céleste qui chantaient les louanges de Dieu: Gloire à Dieu au plus haut des cieux! Et paix sur la terre aux hommes qu'il aime.

           Luc chapitre deux, versets six à quatorze. 

Noel: message d'espoir.

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Rédigé par Alicia

Publié dans #Bible.

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Publié le 15 Décembre 2016

Très bien !

Comme souvent dans beaucoup de ses oeuvres, Daphné du Maurier nous entraîne dans une intrigue très subtile et passionnante. On ne lâche pas le livre qu'on ne sache le dernier mot.

John est anglais, célibataire, professeur d'université. Quand il regarde sa vie, il la considère comme ratée, morne et sans intérêt. C'est un mélancolique, enclin à l'introspection.

Lors de vacances à Paris, alors qu'il est assis dans un bar, il rencontre un homme qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau, même voix, mêmes gestes...La ressemblance est tellement saisissante qu'il en reste stupéfait. Au cours de la courte conversation pendant laquelle les deux hommes racontent quelque peu leurs vies, l'homme fait à John cette proposition saugrenue de l'échange de leurs identités car il en a assez de ses responsabilités familiales et de chef d'entreprise...  John proteste mais en vain. Le lendemain il se retrouve dans un pyjama qui ne lui appartient pas, avec deux valises contenant des effets qui ne sont pas à lui, et sa voiture a disparu avec tous ses papiers et son portefeuille. Un coup donné à la porte de sa chambre d'hôtel et paraît un homme en livrée qui le salue en lui disant: "Monsieur le comte a bien dormi?" Et oui! du jour au lendemain John est devenu le comte Jean de Gué. A partir de cet instant il est obligé de se mettre dans la peau du personnage car personne ne reconnait l'imposture.

Jean de Gué est un aristocrate, vivant dans un château. Quand il entre dans la demeure, John découvre la famille du comte, des gens nerveux, inquiets, voire capricieux. Il doit faire face à une multitude de problèmes et découvre un passé qui pèse lourd chez ces gens. Mais il se dit qu'il n'est pas Jean de Gué, et qu'il n'est donc pas responsable de ces situations scabreuses. Il n'est que le bouc émissaire et le rôle du bouc est de porter. Alors il porte. Il porte toute la responsabilité, le poids écrasant de cette famille fragile. Cela est dur. Alors il s'adapte, écoute, fait montre d'une grande compréhension et petit à petit l'ambiance pesante du début s'adoucit, les difficultés trouvent leur solution.

Extrait. J'eus tout à coup la conviction profonde que ce n'était pas la curiosité d'un étranger, le goût du pittoresque, qui m'attiraient vers eux, mais un sentiment plus intense, plus intime, un intérêt pour leur bonheur qui ressemblait à de l'amour, mêlé à quelque chose de presque douloureux.

 

Regent's Park

Regent's Park

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Rédigé par Alicia

Publié dans #Littérature anglaise

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Publié le 23 Novembre 2016

Une belle personnalité que nous décrit George Simenon dans la personne de Loursat, avocat d'assise. Certes il boit comme un trou, le soin de lui-même laisse à désirer, il grogne plus qu'il ne parle, il vit comme un ours enfermé dans son bureau en désordre. Sa façon d'être, son refus d'entrer dans le moule, l'éloignent de ses relations.

Pourtant un certain jour, un coup de feu l'oblige à sortir de sa tanière et à sa surprise il découvre un jeune homme inconnu dans une de ses chambres dans un état proche de la mort. L'événement se passant dans sa propre demeure, bien qu'ennuyé et dérangé dans son quotidien tranquille, Loursat est obligé d'intervenir et de se mettre au travail pour débrouiller cette ténébreuse affaire.  Il fait montre alors de trésors de clairvoyance d'empathie et de bonté, que nul ne soupçonne derrière son air hargneux.

Du suspense, un agréable moment de lecture.

 

Bruxelles.

Bruxelles.

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Rédigé par Alicia

Publié dans #Littérature belge

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Publié le 30 Octobre 2016

Un petit livre d'une centaine de pages qui se lit très vite, et dans lequel Alain Remond, journaliste, raconte son enfance et sa jeunesse en Bretagne. Une belle écriture lyrique et profonde. Un récit poignant dans lequel l'auteur s'épanche dans une liberté pleine de pudeur et de retenue.

Dix enfants et les parents dans un trois pièces à Trans non loin du Mont Saint Michel. Dans la maison, quand la famille y arrive en 1952, pas d'eau courante, pas de salle de bains ni de wc. On se lavait dans la cuisine avec le broc et la cuvette, à l'eau froide. Les toilettes consistaient en un baraquement situé dans une cour à laquelle on accédait après avoir traversé la route. Pas de jouets non plus. Aussi les enfants se distrayaient-ils en inventant des jeux qui les emmenaient dans un univers qu'ils se créaient eux-mêmes. La forêt toute proche leur donnait aussi nombre de jeux divers. 

La vie, dans ces conditions, était loin d'être facile, soutenue par la seule paye du père qui était cantonnier de son état.  Pourtant Alain Remond décrit cette vie comme un paradis, c'est ainsi qu'il la voit quand il était enfant. On a passé là, dans la cour, des milliards d'heures de pur bonheur.

L'école, c'était la classe unique, les grands et les petits, tous mélangés, les grands devant aider les petits sous la direction du vicaire instituteur. Après la classe on allait faire un tour chez le forgeron, le sabotier, le cordier, le menuisier pour les regarder travailler.

Cette maison c'était donc la maison du bonheur, mais, tristement, le temps passant, elle est devenue la maison du malheur, car les parents ne s'aimaient plus. Des disputes et des cris sans fin. De la peur, de l'angoisse, la guerre, la haine.

Les relations avec le père, comme dans ces années là, étaient pratiquement inexistantes. Le dialogue, l'échange n'étaient pas dans les habitudes: Mon père m'était un étranger. J'aurais aimé l'aimer, mais comment faire si on ne sait presque rien l'un de l'autre, si on ne se connait pas? Ce manque de partage ouvrait la porte à des perceptions fausses et c'est ainsi que Alain Remond a été surpris, plus tard, de voir que son père n'était pas ce qu'il croyait être; mais qu'il était intéressant et possédait des qualités insoupçonnées: Là je le voyais, je l'entendais: je découvrais quelqu'un d'autre, qui m'étais inconnu. A Trans, à la maison, c'était celui par qui la guerre arrivait.--- Ici, dans cette chambre d'hôpital, c'était celui qui faisait rire...  A la mort de son père, qui le bouleverse, Alain Remond découvre en lui-même des sentiments ambivalents, à la fois soulagement, (dont il a honte) et profonde tristesse.

 

 

Chaque jour est un adieu d'Alain Remond.

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Rédigé par Alicia

Publié dans #Récits

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Publié le 25 Octobre 2016

L'histoire se passe au 19ème siècle. L'Américain, Christopher Newman, est un homme, d'une quarantaine d'années, séduisant et sûr de lui. D'un bon naturel il aborde les gens positivement. Il est franc, sincère, sans hypocrisie. Ayant réussi dans les affaires, il s'en vient à Paris, et là, sur l'instigation d'une amie, fréquente une jeune veuve. Mais celle-ci fait partie de l'aristocratie, un milieu des plus fermés, perclus de préjugés. et attaché aux traditions. Or la famille, d'accord tout d'abord pour le mariage, revient sur son consentement et oblige Newman à renoncer à son projet. L'attitude, le comportement et la hauteur de la famille de Bellegarde offusquent au plus au point l'américain, et profondément offensé il décide de se venger en employant un moyen qui ruinerait à tout jamais cette famille si orgueilleuse.

J'ai bien aimé le personnage de Newman que j'ai trouvé intéressant de part son caractère souple, ainsi que sa ténacité dans sa lutte contre la famille de Bellegarde, la description du milieu aristocratique, (composé de gens d'une suffisance insupportable), l'attitude de Claire qui est vraiment étonnante par sa soumission quasi totale à sa famille; enfin les débats intérieurs de l'américain face à son gros problème. Va t-il se venger ou son bon naturel va t-il l'emporter?

 

Le Palais du Luxembourg, siège du Sénat.

Le Palais du Luxembourg, siège du Sénat.

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Rédigé par Alicia

Publié dans #Littérature américaine

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Publié le 17 Octobre 2016

Je me suis régalée avec ce livre parce que j'ai aimé les idées de ce grand écrivain.

Tolstoï a vécu sous le tsar Nicolas premier dans son domaine de Iasnaia Poliana entouré de l'affection des siens. Le peuple lui, était très pauvre, n'avait aucun droit et ne recevait aucune instruction.

Très tôt Tolstoï se rend compte des inégalités sociales et elles le révoltent. C'est un être tourmenté, éprouvant un malaise profond au dedans de lui. Il se met alors à réfléchir et à méditer sur le sens de la vie en lisant toutes sortes d'ouvrages, y compris la bible. Et c'est en lisant cette dernière qu'il découvre ce qu'il cherche, pour lui, la bible contient la vérité. Convaincu alors de la véracité de son message, il oriente sa vie autour du christianisme. Dès lors s'appuyant sur les textes bibliques, il s'insurge contre le pouvoir militaire:"tu ne tueras point", les abus de l'Etat, ceux de l'Eglise qu'il fustige sans ménagement et dont il souligne les contradictions avec l’évangile, et la peine de mort. Il fonde aussi une école pour les enfants pauvres de son domaine.

Tolstoï rédige nombre d'ouvrages d'opposition à la violence. Pour expliquer sa rupture avec l'église il écrit: Confessions, un Abrégé de l'Evangile,(ouvrages censurés) et En quoi consiste ma foi? Il écrit aussi des "récits populaires", Contes et Nouvelles, tous imprégnés de la doctrine évangélique, expression de sa pensée. Tolstoï, fidèle à ses convictions opte pour une vie simple car pour lui, elle est la vie authentique.

Toutefois sa femme ne le suit pas dans ces idées. En effet, elle reste attachée au milieu aristocratique et surtout elle ne comprend pas le tournant pris par son mari à propos de la religion, étant elle-même une fervente fidèle de l'Eglise orthodoxe. Tolstoï ne parviendra jamais à la convaincre et le fossé qui les sépare ira toujours s'élargissant.

Gandhi, touché par "Le royaume des cieux est en vous" s'est inspiré des écrits de Tolstoï pour mettre en oeuvre la résistance non-violente dans ses propres combats. Je me rendais de plus en plus compte des possibilités infinies de l'amour universel.

Enfin à la fin de sa vie, Tolstoï tombe gravement malade. Obéissant jusqu'au bout à ses convictions profondes, il quitte sa maison( trop luxueuse à son goût) et sa famille et s'en va mourir à la gare d'Astapovo, une gare complètement inconnue. Sur son lit de mort il dira: Je vous conseille seulement de vous rappeler qu'il y a au monde beaucoup d'êtres humains en dehors de Léon Tolstoï. Vous n'avez d'yeux que pour Léon..

Pour Tolstoï, la guerre et la plupart des maux dont souffre l'humanité proviennent de ce "sentiment artificiel et déraisonnable", qu'est le patriotisme, car celui-ci engendre l'hostilité et la haine envers les autres peuples.

Pour donner un sens raisonnable à notre existence, il faut exiger des autres le moins possible et leur donner le plus possible. (Lettre à Romain Rolland.)

Romain Rolland, biographe de Tolstoi et de Gandhi, écrira à propos de ces pages qu'elles resteront dans l'avenir comme le "testament spirituel de Tolstoi."

Alain Refalo est membre du Mouvement pour une Alternative non-violente. Il a réédité aux éditions du Passager Clandestin le maître-livre de Tolstoï sur la non-violence: Le Royaume des cieux est en vous.

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Rédigé par Alicia

Publié dans #Littérature française

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