Publié le 25 Août 2026
761 p. Très bien pour ce qui est de la description de cette terrible période.
Hans Fallada est le nom de plume de Rudolf Wilhem Adolf Dirzen, auteur allemand, né en 1893 et décédé en 1947. Il raconte dans son livre la résistance allemande, pendant la deuxième guerre mondiale. Il se base sur l'histoire réelle de Otto et Elise Hampel dont il a pu obtenir le dossier à la fin des hostilités.
Un couple d'ouvriers, Otto et Anna Quangel, ayant perdu leur fils unique au combat, s'engage dans une lutte contre Hitler en déposant des cartes écrites de leurs mains dans tout Berlin, dénonçant les crimes odieux du IIIème Reich. Leur but est de sensibiliser la population et de la faire réagir contre le régime. Malheureusement leurs cartes, au lieu de l'effet escompté, effrayent les gens, car la peur, une peur paralysante est partout. Sous ce règne de la terreur, tout le monde se méfie de tout le monde, car chacun connait le sort qui attend les coupables de haute trahison. Alors tout le monde se terre chez soi et évite de parler autant que faire se peut. La méfiance est de mise car des mouchards au service de la gestapo, surveillent. Le couple doit d'autant plus faire attention qu'il habite dans un immeuble occupé entre autres par une famille de nazis, les Persicke. Une juive, ancienne femme d'affaire, loge là également, ainsi que le juge From très discret et prudent mais qui offre son aide à tous ces opprimés.
Les Quangel parviennent à placer leurs cartes pendant plus de deux ans à la barbe de la Gestapo, mais ils sont finalement attrapés.
Les gens sont arrêtés sur des témoignages sans aucune crédibilité. Tout est crime contre le Führer pour la Gestapo. Les interrogatoires sont menés sous la torture, autant pour les hommes que pour les femmes, pour faire avouer aux détenus des crimes qu'ils n'ont pas même pas commis. Les procès ne sont jamais que des parodies, car les détenus sont condamnés d'avance, qu'ils soient coupables ou innocents.
Le tableau est très sombre, néanmoins quelques personnages éclairent un temps soit peu cette histoire, des personnages qui parviennent à rester droits dans cette tourmente.
Extraits
Raison de plus pour se méfier d'eux, car dans cette situation ils devaient forcement entretenir leur côte de popularité au sein du parti, et ils ne pouvaient le faire qu'en se rendant utile au parti. Mais se rendre utile, cela voulait dire donner d'autres gens, par exemple dénoncer: untel et untel a écouté une radio étrangère.




