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Classiques français

Lundi 1 juin 2009
  • Oeuvre parue en 1832
  • La Comédie humaine.
  • Scènes de la vie privée 
   
    Le curé de Tours est un homme d'une soixantaine d'années, replet, bon enfant, bon vivant, ne faisant de mal à personne, poursuivant son petit bonhomme de chemin tranquillement, et sans rien demander à personne, mais toutefois naïf pour son malheur.
    Au début de l'histoire on le voit content de lui-même et de la vie qu'il mène. Pourtant quand il rentre chez lui, il remarque tout de suite qu'on a manqué de lui rendre certains services qu'il est en droit d'attendre, et il pressent quelque chose de mauvais. Il habite un très beau logement qu'il a convoité pendant des années, et propriété d'une demoiselle Gamard, égoïste et sans scrupules. Cette dernière, sans raisons valables, se met à haïr cet homme bon et à le persécuter, cherchant par tous les moyens à le faire partir. La naïveté de l'abbé Birotteau lui défend de croire à la méchanceté de la vieille fille et il n'est pas non plus en mesure de comprendre la haine dont il est l'objet, c'est ce qui le perdra.

Extrait:
    Il y eut cette différence entre feu l'abbé Chapeloud et le vicaire, que l'un était un égoïste adroit et spirituel, et l'autre un franc et maladroit égoïste.


Par Alicia
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Dimanche 18 janvier 2009
  • Oeuvre publiée en 1925.
  • Très bien  
         Difficile de résumer cette oeuvre dans laquelle André Gide parle de plusieurs personnages qui sont décrits par l'auteur sous leur jour le plus naturel, ce qui les rend très accessibles et par conséquent sympathiques.
        Deux d'entre eux se démarquent cependant:  Edouard, et Olivier son neveu. Plusieurs autres gravitent autour d'eux avec leur histoire personnelle, plus ou moins tragique.
       Edouard tient un journal dans lequel il transcrit  ce qu'il vit, ce qu'il entend, il y décrit les êtres qu'il rencontre, êtres fragiles comme Laura, le vieux professeur La Pérouse et son petit-fils Boris; êtres cyniques et peu scrupuleux comme Passavent.

     Extrait

- Je me disais que rien n'est bon pour tous, mais seulement par rapport à certains; que rien n'est vrai pour tous, mais seulement part rapport à qui le croit tel; qu'il n'est méthode ni théorie qui soit applicable indifférement à chacun;
   


 
Par Alicia
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Lundi 29 décembre 2008
  • La Comédie humaine
  • Scènes de la vie de province.
  • Oeuvre parue en 1840
  • L'histoire se passe sous Charles X

Pierrette, quatorze ans, gaie, insouciante, pleine de vie, arrive chez ses cousins Rogron, deux célibataires endurcis. Très vite la cousine, poussée par une jalousie dévorante, se met, à haïr la jeune fille, n'ayant de cesse de lui faire des reproches à propos de tout et de rien, la soupçonnant à tort de méfaits qu'elle ne commet pas, lui attribuant une mentalité malhonnête. L'histoire s'imbrique dans une société dans laquelle tout le monde y calcule ses intérêts, financiers en particulier, mais aussi politiques, et ceci, sans se soucier des sentiments d'autrui. La jeune fille, sensible et sans défense,se trouve au coeur de la mélée, sans rien y comprendre, comme un objet inanimé que l'on manipule sans précaution. Ces mauvais traitements finiront par avoir raison de sa santé.

Extrait

"Ni Rogron ni sa soeur n'avaient de douceur dans le caractère. Ces esprits étroits, qui d'ailleurs éprouvaient un plaisir réel à taquiner cette pauvre petite, passèrent insensiblement de la douceur à la plus excessive sévérité."
Par Alicia
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Vendredi 3 octobre 2008
  • La Comédie humaine
  • Scènes de la vie de province.
  • Oeuvre parue en 1833.
  • Thème: l'avarice.
  • L'histoire se passe sous la Restauration française.

    Le père d'Eugénie est un horrible avare qui adore l'or, spécule, fraude, à seule fin de s'enrichir et d'en posséder de plus en plus. Sa femme et sa fille qui ne sont pas au courant de cette situation subissent tant bien que mal la tyrannie du père Grandet. Car il fait régner la peur dans la maison à tel point que les deux femmes tremblent devant lui. Tout est restreint dans le logis, tant le feu que la nourriture. Eugénie est pouvue d'un caractère doux et paisible et ne proteste pas contre ces brimades.
    Mais quand son cousin Charles survient, Eugénie découvre en elle-même des sentiments inconnus et s'émeut de la triste situation dans laquelle se trouve le jeune homme. Par amour pour lui, elle ose braver son père ce qui lui coûtera une affreuse punition. Si Eugénie ne se rend pas vraiment compte de sa richesse, les habitants de Saumur, eux, ont la certitude que le vieillard est très riche et les prétendants ne manquent pas à la jeune fille.
    Le temps passant, Charles revient, mais c'est un homme nouveau qu' Eugénie ne reconnaît pas et qui l'oblige à renoncer aux projets qu'elle avait formés.
    Le temps passant encore, la douce jeune fille, déçue par l'être humain, s'enferme dans une solitude mélancolique et finit par vivre de façon austère tout comme le faisait son père.

Extrait.
    "La vue de l'or, la possession de l'or était devenue sa monomanie. Son esprit de despotisme avait grandi en proportion de son avarice, et abandonner la direction de la moindre partie de ses biens à la mort de sa femme lui paraissait une chose contre nature
."


Par Alicia
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Vendredi 12 septembre 2008
  • Né en 1869 à Paris, décédé en 1951.
  • Prix Nobel de littérature.
  • Bien

    Un pasteur ramène chez lui une jeune fille aveugle et entreprend de l'éduquer pour l'amener à la vie véritable. Or, Gertrude se révèle intelligente, douce et docile. Le temps passant, à leur insu, un lien plus profond se tisse entre le maitre et l'élève. Le pasteur ne s'en aperçoit pas, convaincu qu'il est d'accomplir une bonne action, et de devoir s'occuper de cette jeune fille, de son âme en particulier. Mais la présence de Gertrude gène Amélie, l'épouse du ministre, qui voit très bien que son mari s'attachant trop à son élève, s'éloigne d'elle et délaisse sa famille.
   
    On fait forcément la comparaison entre les deux femmes: l'une pratiquement sans défauts,( mais on prend soin de lui cacher beaucoup de choses désagréables), l'autre, amère, aigrie, jalouse, mais ces réactions sont compréhensibles.
    Le comportement de l'éclésiastique est discutable, car bien que s'appuyant sur les textes bibliques, y trouvant ptétexte, croyant bien faire, son action envers Gertrude, que l'on pourrait qualifier de bonne, ne l'est pas en réalité, puisque ce faisant il est amené à mépriser sa femme.
    Gertrude, que j'ai trouvée quelques fois agaçante de trop de perfection, se rend compte de la souffrance d'Amélie, et l'on s"aperçoit finalement, que l'aveugle n'est pas celui qu'on croit.

Extraits
    "-Je te l'ai dit, Gertrude: ceux qui ont des yeux sont ceux qui ne savent pas regarder."


Par Alicia
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