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Littérature autrichienne

Mardi 28 juillet 2009
Thème de l'oeuvre: Coup de foudre.  
   
    Nous sommes au début des années 1900 à Monte-Carlo. Toute la société bourgeoise de l'hôtel, est scandalisée par le comportement de madame Henriette qui, sur un coup de tête est partie avec un jeune homme inconnu, abandonnant ainsi toute sa famille.
     Seul le narrateur tente d'expliquer le drame, et à sa grande surprise, une femme âgée, des plus distinguées se met à lui conter sa propre histoire, celle qu'elle a vécue bien des années auparavant.
     Tout comme madame Henriette, madame C a été saisie d'une grande passion pour un jeune homme qu'elle avait rencontré au Casino.
     Bouleversée par la détresse de cet homme énigmatique et désirant éviter une terrible catastrophe, elle le suit dans une intention tout à fait louable, pour lui porter secours, mais se trouve entrainée malgré elle dans une situation inouie, pour une femme de sa condition. Plus tard, réalisant pleinement l'horreur de son acte, honteuse, elle décide de prendre la fuite, mais se penchant une dernière fois sur le jeune homme, elle lui trouve un air des plus aimables. Convaincue alors du bien-fondé de son aide, elle décide sans plus d'hésitation d'aller jusqu'au bout de son action et l'hommage de cet homme reconnaissant, l'émeut profondément. Elle réalise alors à cet instant que son attirance pour ce jeune homme est bien plus intense qu'elle ne croyait et le mépris de cet homme la blesse extrèmement.

    Ce que j'en pense: Comme toujours, Stéfan Zweig nous fait vivre intensément la vie  de ses personnages et nous entraine dans le tourbillon de leurs émotions exacerbées.
    J'ai beaucoup aimé.

Extrait.
    "Pourquoi le dissimuler? Je ne résistai pas à ce regard. La gratitude rend heureux parce qu'on en fait si rarement l'expérience tangible; la délicatesse fait du bien, et, pour moi, personne froide et mesurée, une telle exaltation était quelque chose de nouveau, de bienfaisant et de délicieux."

Par Alicia
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Lundi 23 mars 2009

  • L'écrivain et médecin juif autrichien Arthur Schnitzler est né à Vienne en 1862 et mort en 1931.
  • Très bien;
  • J'ai aimé.

      Félix et Marie s'aiment profondément; mais Félix est atteint d'un terrible mal qui lui ôte tout espoir de se rétablir. Conscient que ses jours sont comptés, il refuse de se bercer d'illusions, décide de regarder la réalité en face et engage ses proches à faire de même. Néanmoins, le temps passant, il est de plus en plus difficile au malade de persévérer dans cette attitude, car s'affaiblissant de plus en plus, il parvient de moins en moins à contrôler ses émotions. En effet la peur s'installe avec tout son cortège d'amertume et de colère.. A tel point qu'il songe à mettre fin à ses jours en y entraînant Marie. Mais celle-ci, pleine de santé et de vie, recule avec effroi devant cette requête morbide.
        L'auteur décrit bien le refus de la mort et l'attachement à la vie qui coule dans tout être et lui donne de s'accrocher à elle envers et contre tout.

Extraits :

"Comme il maudissait l'heure où l'incertitude sur son cas l'avait consuit chez ce médecin auquel, à force de mensonges et par l'étalage d'une force d'âme illusoire, il avait arraché la vérité entière, impitoyable. Dans quelques recoins de son coeur était tapi un espoir perfide, séducteur, qui ne l'abandonnerait jamais complètement."

"-Moi aussi je me sens tenu de dissimuler tandis qu'en vérité j'éprouve une peur immense, ravageuse, dont les êtres bien portants n'ont aucune idée, et cette peur les étreint tous, y compris les héros et les philosophes."


Par Alicia
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Lundi 19 mai 2008
  • Oeuvre parue en 1927.

    Pour son soixantième anniversaire un professeur de philologie reçoit en cadeau un ouvrage qui n'est pas moins que sa biographie, puisqu'il n'y manque rien de ce qu'il a accompli, sinon l'essentiel: ce qui a décidé de son destin. Alors, pour réparer cette erreur, il raconte...
    Après avoir mené joyeuse vie, Roland, une vingtaine d' années, entrant dans une salle de cours de la faculté, entend le discours passioné d'un professeur de philologie. Tout de suite, il tombe sous le charme de cet homme, car il émane de lui une sorte de magnétisme qui l'attire irrésistiblement. Séduit, il s'attache à cet homme  singulier, qui, du reste, fait preuve d'une grande bonté, et se met à entretenir avec lui une relation étroite tout en travaillant avec lui. Mais le temps passant, le jeune homme commence à remarquer un comportement étrange. En effet, le vieux professeur qui l'aime pourtant d' une affection forte, vacille constament entre des mouvements de bonté et de haine, comme si tout en désirant fortement la compagnie du jeune homme, il le rejetait en même temps. Ce comportement contradictoire provoque chez Roland une confusion de sentiments et le perturbe profondément en même temps qu'il le fait souffrir. Il cherche donc à savoir ce qui se passe car il pressent chez le vieil homme un secret très lourd. Enfin, suite à un évènement fortuit qui les met en quelque sorte au pied du mur, les deux hommes ont un dernier entretien au cours duquel le professeur confesse le mal qui le ronge et dont il n'arrive pas à guérir, sa solitude forcée, les agressions dont il a été l'objet...
    
Extraits

    "-Non seulement avec sérieux, mon garçon, dit-il ensuite, mais surtout avec passion. Celui qui n'est pas passionné devient tout au plus un pédagogue; c'est toujours par l'intérieur qu'il faut aller aux choses, toujours, toujours en partant de la passion."

    "C'est en vain que je cherchais à me tranquilliser; comme cousu dans le sac noir d'un cauchemar sans issue, je luttais de toutes mes forces pour trouver une explication et pour sortir de la confusion mystérieuse de ces sentiments contadictoire
s."

Par Alicia
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Dimanche 16 septembre 2007
Ecrivain autrichien.
Drame psychologique
Très bon.

          
     Anton Hofmiller, jeune lieutenant dans l' armée autrichienne, invite, lors d' une soirée dans un superbe château, la jeune fille de la maison, ignorant que celle-ci est paralysée. Epouvanté par ce qu' il vient de faire, et poussé par une irrésistible pitié, il cherche à réparer le mal qu' il a commis en entretenant des relations suivies avec cette jeune infirme. Mais de fil en aiguille, ce sentiment de pitié qu' il est incapable de maitriser, l' entraine de plus en plus loin, si loin qu' il se trouve finalement dans une situation inextricable et douloureuse.
    Stefan Zweig soulève ici le côté pervers de la pitié qui, si elle n' est pas maitrisée, peut faire plus de mal que de bien. La pitié est un sentiment qui nous étreint à la vue de la souffrance d' autrui, mais qui reste stérile, contrairement à la compassion qui nous pousse à un engagement réfléchi vis à vis du malade, en vue de lui venir en aide .

        Extraits :


   " Il y a deux sortes de pitié. L'une, molle et sentimentale, qui n' est en réalité que l' impatience du coeur de se débarrasser le plus vite de la pénible émotion qui vous étreint devant la souffrance d'autrui, qui n' est pas du tout la compassion, mais un mouvement instinctif de défense de l'âme contre la souffrance étrangère. Et l'autre, la seule qui compte, la pitié non sentimentale mais créatrice, qui sait ce qu'elle veut et est décidée à persévérer jusqu' à l' extrême limite des forces humaines."
   

    "Ecoutez moi, lieutenant. Il n'est jamais bon de faire et de dire les choses à demi. C'est de cela que vient tout le mal qu'il y a sur terre."

   

Par Alicia
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