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Littérature américaine

Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /2009 10:23
    Frédéric Henry est un jeune américain qui trouve intéressant de s'engager dans la première guerre mondiale; il fait partie du corps des ambulanciers.
     Blessé, il rencontre à l'hôpital une infirmière dont il tombe éperdument amoureux. A partir de ce moment, il réalise pleinement les risques qu'il court et essaie par tous les moyens de préserver sa vie.
     L'amour qu'il éprouve pour Catherine est fort et puissant et il n'a de cesse de la retrouver dès qu'il en a la possibilité.
Le temps passant, il devient clair que cette guerre va durer plus longtemps que prévu et les projets que fait le couple se trouvent alors compromis.
    Enfin séparé de ses troupes par des circonstances indépendantes de sa volonté, dégouté par le spectacle de la souffrance, la peur au ventre, Frédéric décide de déserter.

    Ce que j'en pense:
     L'auteur décrit avec force détails le quotidien rude et laid de ce militaire. On se trouve plongé en pleine guerre, ce qui n'est  pas très plaisant.
    L'amour de Catherine et d'Henri a quelque chose de beau, mais le couple est trop centré sur lui-même. Plus rien ne compte sauf l'être aimé. J'ai trouvé cela excessif.
    Ernest Hemingway décrit fort bien  les paysages et les lieux, ce qui adoucit l'histoire et la rend plus agréable.
Ai-je aimé? Pas trop!


Par Alicia - Publié dans : Littérature américaine - Communauté : GAZETTE LITTERAIRE
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Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /2009 15:43
    Ce livre est présenté comme un polar, mais n'y ressemble pas.

    Une fillette d'une dizaine d'années a disparu et cet évènement jette la petite ville de Mount Olive dans le désarroi. On ne sait pas ce qu'elle est devenue, les langues vont bon train et imaginent toutes sortes de scénarios,  plus ou moins effrayants et qui font monter la tension.
     Quand Merilee commence à raconter  son histoire, elle est âgée de vingt-six ans, elle revient de New-York pour assister son père mourant, ce père avec lequel elle n'a jamais eu que des relations difficiles.  " Je ne savais pas trop ce qu'il avait été. J'avais adoré Papa, mais je n'avais jamais cru le connaître. Je l'avais respecté, comme tant de gens, mais je le redoutais aussi, il ne m'inspirait ni confiance ni affection. A leurs tristes retrouvailles, Merilee rapporte à son père un coeur de verre qu'elle lui avait acheté quelques années plus tôt et qui, en quelque sorte, avait créé un lien entre eux.  La mort de son père la laisse désemparée car elle ne se définie que comme la fille de Dennis Graf et ignore sa propre identité.
     La jeune femme relate les souvenirs de sa vie et qui ont eu une incidence plus ou moins importante sur celle-ci, les souvenirs honteux, les souvenirs douloureux, ceux qu'elle n'a jamais compris, comme celui de la mort de sa mère décédée dans des circonstances mystérieuses et dont on refuse de lui parler.

     Après la mort de son père, au moment de ranger la chambre, Merilee se rend compte de la disparition du coeur de verre, et cela la jette dans un trouble extrème.

     Oncle Jedah est toujours présent, mais lourdement. Toujours doucereux, plein d'attentions, il se dégage de sa personne quelque chose de malsain que Merilee ne parvient pas à définir et qui la met mal à l'aise. Malgré cette désagréable impression, elle accepte son invitation et découvre au cours de la soirée la vie secrète de son oncle, une vie obscène, lubrique, qui la choque profondément et l'oblige à la fuite.

    Ce qui est surprenant dans le comportement de la jeune femme, c'est sa pensée ambivalente vis-à-vis de cet homme. D'un côté, elle sent quelque chose de louche qui lui fait éviter Jédah et d'un autre côté, elle se sent bien avec lui. Cette ambivalence m'a génée tout au long de l'histoire car elle démontre un manque de clairvoyance chez Merilee qui l'entraine à accepter stupidement le comportement brutal de son oncle jusqu'à l'éclatement de la sordide et épouvantable vérité.

Merci à B/O/B,
le marque/page des blogueurs
Et Le Livre de Poche.

Par Alicia - Publié dans : Littérature américaine
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Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /2009 15:04
    Tennessee Williams de nationalité américaine a reçu le prix Pulitzer pour Un tramway nommé Désir et pour La chatte sur un toit brûlant, deux oeuvres merveilleusement interprétées au cinéma. 

     Mrs Stone est une femme fragile qui arrive à Rome dans l'espoir de se recontruire. Il y a quelque temps cette grande dame a abandonné son passionnant travail d'actrice dans lequel elle trouvait un complet épanouissement, remportant d'énormes succès couronnant un savoir-faire incontestable. Elle n'est plus tout à fait jeune, abordant la cinquantaine avec tous ses inconvénients: sa très célèbre beauté, s'effaçant tristement mais irrémédiablement.
     A Rome, elle se laisse abuser par Paolo, un jeune homme dont la beauté ne la laisse pas indifférente, et qui comble sa solitude, car Mrs Stone est seule et souffre de sa solitude. Mais le jeune homme en question, qui est désargenté, ne fréquente Karen que pour ce qu'elle peut lui apporter c'est à dire l'argent; car Mrs Stone est immensément riche. Le comportement du jeune Paolo est des plus méchants, et il faut à Karen beaucoup d'empire sur elle-même pour dépasser toutes les injures et les insultes dont il l'abreuve trop souvent. Et elle se pose cette question: comment en est-elle arrivée là ? Le temps passant, le trouble qu'elle ressent s'approfondit jusqu'à l'angoisse, la déstabilisant davantage, la faisant vaciller jusqu'au risque de perdre sa dignité à laquelle poutant elle tient tant.

     Ce que j'en pense:
J'ai beaucoup aimé cette histoire dramatique, décrivant très adroitement un être sensible et douloureux.
Si au début de l'histoire, on a du mal à comprendre Mrs Stone, on en vient finalement à percevoir son état d'esprit et ce qui la pousse à réagir comme elle le fait.



Par Alicia - Publié dans : Littérature américaine
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Mercredi 18 février 2009 3 18 /02 /2009 21:07
    Le bus scolaire que conduit Dolorès Driscoll s'écrase et tue beaucoup d'enfants du village de Sam Dent.
Dolorès, ainsi qu'un avocat new yorkais, une fillette présente dans le bus et le père de deux enfants morts, racontent l'accident, ce qu'ils ont vu, ce qu'ils ont ressenti, leur colère, leur amertume, leur tristesse...
    Dolorès est une femme généreuse, sympathique qui aime les enfants (qu'elle connait très bien), puisque cela fait longtemps qu'elle exerce ce métier de conductrice. Elle décrit ces enfants, leur environnement, leur famille. Autant dire qu'elle est bien intégrée dans cette petite société.
    Billy Ansel est un homme seul, ayant déjà perdu sa femme il y a quelques années, et qui s'éffondre à la mort de ses deux enfants.
    L'avocat veut, pour des raisons personnelles, faire payer le drame aux autorités qu'il juge responsables de l'accident, et pour arriver à ses fins, persuade les parents qui ont perdu leurs enfants, d'intenter un procès. Mais, il se heurte à l'hostilité d'un bonne partie de la ville, des gens, comme Billy Ansel, qui n'ont pas d'autre souhait que de panser leur blessure, de faire leur deuil pour pouvoir reconstruire leur vie brisée. Car, comment faire son deuil, si des procès s'éternisent?
    Nicole Burnell, agée de 14 ans, sort gravement handicapée de l'accident, et beaucoup considèrent cela comme de la chance. En effet de quoi se plaint-elle? Elle est en vie!!!

    Ce que j'en pense.
Je n'ai pas trop aimé ce roman, bien que le thème soit intéressant.
Le style de l'auteur ne m'a pas plu, ainsi que quelques personnages que j'ai trouvé franchement antipathiques, comme Nicole Burnell, (même si cette dernière a de bonnes raisons d'en vouloir à ses parents), Billy Ansel...



Par Alicia - Publié dans : Littérature américaine
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Mardi 28 octobre 2008 2 28 /10 /2008 13:57
  • Saul Bellow : 1915-2005
  • Ecrivain américain;
  • Prix Nobel de littérature.
   
    Leventhal est juif, d'un caractère plutôt taciturne, peu sur de lui, il s'applique à donner satisfaction à son employeur, ne demande rien à personne, il s'occupe de sa famille et désire qu'on le laisse tranquille.
    Pourtant un jour, il croise le chemin d'un certain Allbee qui lui reproche sans ménagement, d'être responsable de sa déchéance. C'est un homme tourmenté qui se met à harceler Leventhal jour et nuit, désirant que ce dernier  "paie sa faute". Mais quelle faute? Leventhal ne se sent nullement responsable de la situation scabreuse de cet homme, mais ne parvient pas à se débarrasser de ce dernier qui s'installe chez lui contre sa volonté.  Il s'ensuit une tension à peine supportable pour Leventhal. qui essaie tant bien que mal de débrouiller tous les fils emmélés de l'histoire.

    Extrait
"On ne pouvait pas dire qu'on était maître de soi-même quand il y avait tant de gens par qui on pouvait être humilié."


    Ce que j'en pense:
Je n'ai pas aimé cette oeuvre, l'auteur décrit, sans les approfondir les sentiments et les états d'âme des deux personnages, et l'on a, dans ces conditions, du mal à saisir ce qu'ils vivent.
Par Alicia - Publié dans : Littérature américaine
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