Les neiges bleues de Piotr Bednarski.

Publié le 31 Octobre 2010

     Piotr Bednarski est un poète et écrivain polonais. Cette histoire est inspirée de sa propre vie.

     Petia vit dans les années quarante avec sa mère en Sibérie, sous la dictature répressive de Staline.  Son père, accusé d'être "un ennemi du peuple" a été condamné comme beaucoup d'autres, dans un de ces camps du goulag desquels peu de prisonniers sortaient vivants. La famille, considérée comme élément hostile du régime, est assignée à résidence dans la taiga sous la surveillance étroite du N K V D, la police de Staline.         

    C'est la faim qui tenaille, les poux, la misère, la peur continuelle d'être arrêté, voire assassiné car les gens, quels qu'ils soient, sont abattus pour un rien. Il faut faire attention à tout, et se mettre, autant que faire se peut, à l'abri des nombreuses dénonciations. Pour faire face à cette vie difficile et dangereuse, Petia se confie à sa mère, une femme courageuse, intelligente, optimiste, possédant une foi inébranlabre en Dieu, foi qui l'aide à survivre dans cette adversité. Petia suivant l'exemple de sa mère lit lui-même la bible dans laquelle il trouve un véritable réconfort. Il écrit aussi des poèmes qui l'aident à extirper ses angoisses.

    Il est bouleversant de constater que dans cet enfer, Petia s'efforce de rester lui-même et prend même le risque quelques fois, de désobéir à l'oppresseur, ne serait-ce que pour secourir quelque personne en difficulté car il fait montre d'une grande générosité.

    Ce que j'en pense:

Ce récit est poignant par le comportement digne et courageux des victimes face aux crimes monstrueux  de l'ennemi. J'ai beaucoup aimé.

    Extraits

"Les ténèbres furent le cauchemar de mon enfance. Les ténèbres et aussi Staline. Je supportais mieux les ténèbres: elles avaient un début au crépuscule, et une fin à l'aube, et elles n'avaient pas toujours l'opacité ds ténèbres bibliques.Tandis que Staline, ce voyeur génial, était partout.A tous les coins de rue, sur toutes les affiches, jusque dans nos rêves."

 

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Rédigé par Alicia

Publié dans #Littérature polonaise.

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Nanne 13/11/2010 20:24



J'ai ce petit livre (par le nombre de pages) dans ma PAL ou, plus exactement, sur ma table de nuit, et qui attend impatiemment d'être lu ! Ce sera bientôt chose faite car ton billet m'incite à en
savoir plus sur cette période et sur ce qu'a vécu l'auteur ...



Alicia 13/11/2010 21:44



Heureuse de ton retour sur mon blog et de ton commentaire, Nanne.


Tu seras, c'est certain, contente de cette lecture très riche et très édifiante.


Je te souhaite une bonne soirée Nanne et au plaisir de te lire.



Marianne 02/11/2010 21:28



Bonjour Alicia,


j'ai lu ce livre (mon commentaire ici). Il m'avait rencontrée au coeur. La force de la vie y
émerge.


Bien amicalement.



Alicia 07/11/2010 10:19



La force de la vie et l'amour aussi.


Bien à toi Marianne.



Dominique 01/11/2010 17:50



J'aime la Russie et ce genre de livres , ce roman est superbe, je l'ai lu il y a quelques années et j'en garde un souvenir fort et ému



Alicia 02/11/2010 14:34



D'accord avec toi, Dominique, c'est un livre qui marque.


Je suis moi aussi intéressée par la Russie,  à cause de son histoire riche et dramatique.


Merci beaucoup pour ton commentaire, et à très bientôt!