La Maison Nucingen d'Honoré de Balzac.

Publié le 9 Janvier 2011

  Oeuvre parue en 1837, faisant partie des Scènes de la vie parisienne de La Comédie humaine.  

    Au début de l'histoire, un homme, dans un élégant restaurant parisien, surprend la conversation de quatre personnages. Ceux-ci entament une causerie ironique sur la colossale fortune de Rastignac, fortune tout à fait étonnante. 

    On se souvient de Rastignac que l'on rencontre pour la première fois dans "Le Père Goriot".  Il est alors pauvre, vivant dans une obscure pension de famille. Son dénuement est tel qu'il est obligé d'accepter l'aide de sa famille. A l'époque, il est droit, fait montre d'une grande humanité puisqu'il accompagnera le père Goriot à sa dernière demeure. Mais c'est un jeune homme qui a de l'ambition, et qui n'entend pas rester désargenté.  Il comprend que l'intérêt de la vie pour lui, se trouve dans les hautes sphères de la société, et profitant de sa parenté avec madame de Beauséant, il fréquente les salons dans lesquels il rencontre madame de Nucingen dont il devient l'amant. Or, le mari de cette dernière est banquier. Le baron de Nucingen a le génie de la haute finance et manoeuvre dans ce milieu en employant, sans aucun scrupule, des moyens frauduleux pour grossir sa fortune. Certaines personnes comme Rastignac, sont utilisées comme des marionnettes que le banquier manipule pour parvenir à ses fins. 

     Rastignac est un gentleman, il a de l'éducation et évolue à l'aise dans le milieu auquel il appartient.et dont il connait tous les rouages. Il est intelligent et réfléchit avec application à la meilleure façon de régler ses affaires, ce qui lui est profitable à plus d'un titre.

     Néanmoins, il n'est pas satisfait de sa  relation avec Delphine de Nucingen qui, tout en lui apportant nombre d'avantages, le met dans une position humiliante pour un homme. Pour lui, il faut rendre ce qu'il prend. Aussi pour sortir de cette situation ambigue, Rastignac imagine d'enrichir Delphine, qui on s'en souvient, se plaignait dans "Le Père Goriot" de ce que son mari lui comptait sa monnaie. Croyant bien faire, par amour mais aussi par ambition, Eugène de Rastignac s'engage imprudement dans l'univers de la finance sans se méfier le moins du monde de la corruption du milieu et ne discernant pas la vraie personnalité du Baron de Nucingen.

    Rastignac.jpg

Rédigé par Alicia

Publié dans #Classiques français

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Dominique 15/01/2011 09:37



c'est le côté un peu "journaliste" de Balzac, il dit tout, il décrit tout et cela parfois pèse un peu, j'aimerai bien après avoir terminé les Rougon de Zola, lire Balzac car jusque là j'ai fait
une lecture très décousue et je ne connais pas ce roman là



Alicia 16/01/2011 13:25



Balzac était payé au mot, on ne s'étonne plus qu'il y en ait tant!


Cette oeuvre est vraiment différente de toutes celles que j'ai lues jusqu'à présent. Je préfère et de loin, celles dont le thème est davantage centré sur les moeurs
de la société.


A très bientôt!