L' Arme Domestique de Nadine Gordimer

Publié le 8 Août 2007

    Ecrivain sud-africain issu d'un milieu bourgeois, elle a combattu l'apartheid et reçu le prix Nobel de littérature en 1991.

       L' histoire, dont le fond est sordide, se passe en Afrique du sud, juste après la fin de l'aparteid.

        La vie d'Harald et de Claudia, couple de bourgeois blancs, sans histoires, d'un niveau social élevé, bascule le jour où ils apprennent que leur fils, Duncan, intelligent, instruit, bien éduqué s'est rendu coupable d'un meurtre.
Profondément perturbés par cet incroyable nouvelle, à laquelle tout d' abord, ils ne peuvent pas croire, ils cherchent à savoir ce qui a bien pu se passer et qui a conduit à une telle catastrophe.
En cherchant ainsi ils découvrent la vie secrète de leur fils, une vie qu'ils étaient loin de soupçonner...

    Extraits

       Ils parlaient de leur fils [...] comme s' il était mort. Quand on est en prison, on est mort à la conscience du monde, on n' y existe plus qu' au passé.

       Ils l' avaient su instantanément, à ce nom qui choquait; le choix d' un noir.

       A quel endroit leur fils, ( leur propre fils) avait-il quitté leurs traces pour s'aventurer au-delà de toute limite, au-delà de tout ce qu' ils n' auraient jamais pu imaginer.

       ... le droit de l'individu à la vie, même si cet individu a pris la vie d'un autre, au regard de la question de savoir si l'Etat a lui-même le droit de devenir un meurtrier, de s'emparer de la vie de sa victime ...

       La peine de mort donne matière à débat ; cette cour tranchera, la prochaine Constitution prendra le parti contraire, à moins que ça ne soit le prochain gouvernement. Dieu sait, Dieu seul sait combien ces hommes ont pu déformer, interpréter, et réinterpréter Ses Paroles : tu ne tueras pas.

       La prison c'est l'obscurité.Dedans. Au-dedans de soi. C'est une nuit qui n'en finit pas, même sous la lumière crue que déversent sans concession les néons vissés au plafond de la cellule.
Obsucrité même quand aperçoit, débout sur le lit pour atteindre les barreaux de la fenêtre, le scintillement de la ville. Trop tôt pour l'avenir. Trop tard pour le passé. Rien ne vous appelle, rien à attendre.

       Beaucoup de bons éléments dans ce livre sur le racisme, l'homosexualité et la peine de mort,
 le procès est vraiment intéressant, mais on lit aussi dans cette oeuvre, des descriptions de scènes lubriques inutiles.

Rédigé par Alicia

Publié dans #Littérature sud-africaine

Commenter cet article

annick 13/08/2007 18:31

Bonjour, je découvre ton blog par hasard, j'y reviendrai car nous avons les mêmes centres d'intér^t! bonne journée.

patrick 13/08/2007 13:34

Merci pour ton passage sur mon blog, je t'ai mis en lien dessus pour revenir te voir réguliérement, a++

Jonathan 11/08/2007 17:23

Je n'ai pas pu apprécier la lecture de cette oeuvre encore mais je suis heureux, comme d'habitude, d'en avoir un aperçu ici. Grand merci.
Bizz
Jonathan