Editorial

La lecture a toujours fait partie de ma vie.
M'immerger dans un livre, partir dans des époques lointaines, suivre des personnages ont toujours été pour moi des activités exquises. Avec ce blog, je partage certaines de mes lectures - avec des résumés et mes propres critiques.

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Alicia

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Bienvenue !


    Lit pour son plaisir l' amateur de romans qui cherche dans les livres, soit des impressions de beauté, soit un reveil et une exaltation de ses propres sentiments, soit des aventures que lui refuse la vie.
Lit pour son plaisir, celui qui aime retrouver dans les moralistes et les poètes, plus parfaitement exprimées, les observations qu'il a faites sur lui-même ou les sensations qu'il a éprouvées.
André Maurois
Un Art de Vivre


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Mercredi 30 août 2006
    Cette année nous avons passé les vacances à la Martinique. Le paysage est sublime, paradisiaque. On ne se lasse pas de le regarder, de le contempler, de s' emplir les yeux de ces espaces grandioses, de ces couleurs chatoyantes, de ces odeurs subtiles.
  Quand on monte sur un morne, la mer qui se déploie au-dessous de nous, nous renvoie mille sensations de grandeur, de majesté, de splendeur. On éprouve toujours un très grand plaisir à flaner le long des plages, car on y rencontre très fréquemment toutes sortes de petits animaux, entr'autres des crabes de differentes tailles, à la démarche  tellement amusante! Si on plonge dans la mer, on s'aperçoit avec bonheur qu' elle est délicieusement chaude, et qu' elle est comme une caresse sur la peau. Alors, on s'allonge, on ferme les yeux, on rêve, on oublie, on est bien!


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par Alicia publié dans : Autres
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Mardi 29 août 2006
    Christian Signol relate les souvenirs de son enfance en Dordogne, à la campagne, avant que la révolution industrielle ne transforme la société. Son récit est empreint d' une grande nostalgie, nostalgie d' une vie simple mais riche , et  que les gens savaient, néanmoins, apprécier à sa juste valeur.

     " Heureux temps , qu' un bouquet de fleurs sur une poutre de chênes ou de châtaigner suffisait à illuminer ! Mais que célébrait-on vraiment à ce moment-là ? Le travail mené à bien, simplement, et la joie de ce travail-là, partagée par tous ceux qui en vivaient. Qui travaille de ses mains aujourd'hui? Plus personne, ou les quelque artisans qui habitent encore les villages et se désespèrent de voir leurs enfants partir à la ville, bardés de diplômes qui ne leur servent plus à rien. J' en connais qui furent fiers de pouvoir envoyer leur fils et leur fille à l' université et qui pleurent aujourd' hui de les voir inutiles. Ils m' interrogent sur ce drame dont personne ne mesure l' ampleur, me demandant ce qu' il faut faire.
   - Qu' ils vous succèdent, dis-je;
    -Ils ne veulent pas.
Je n' ose leur expliquer qu' on est passé en quelques années de la civilisation de la sagesse à la civilisation de l" excès. Que les machines font désormais le travail des hommes. Qu' après les avoir aidés, elles les dominent, les réduisent en esclavage ou les rejettent sur le bord d' une route dont personne ne sait plus oû elle nous mène. Comment comprendraient-ils qu' aujourd'hui on a rendu honteux le travail manuel, qu' on est entré dans le siècle des images virtuelles, qui rendent plus vraie que la vie une vie qui n' existe pas ?
par Alicia publié dans : Christian Signol
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Dimanche 28 mai 2006
       Enfants, regardez bien ces yeux, écoutez cette chère voix, notez en vous la sensation du simple affleurement de cette douce main ! Prenez soin de cela tant que vous avez encore le plus précieux de tous les cadeaux : une mère aimante. Détectez l' amour profond de ses yeux, la légère anxiété du ton de sa voix à la moindre de vos peines. Plus tard dans la vie, vous aurez des amis, d' excellents amis, mais jamais, vous ne retrouverez cet accent d' amour inexprimable prodigué comme seule une mère peut le faire.


 Thomas Macaulay
par Alicia publié dans : Poèmes
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Samedi 27 mai 2006
.    La plus délicate des roses
Est à coup sûr, la rose- thé.
    Son bouton aux feuilles mi-closes
De carmin à peine est teinté.

    On dirait une rose blanche
Qu' aurait fait rougir de pudeur,
    En la lutinant sur la branche,
Un papillon trop plein d' ardeur.

    Son tissu rose et diaphane
De la chair a le velouté;
    Auprès, tout incarnat se fane
Ou prend de la vulgarité.

    Comme un teint aristocratique
Noircit les fronts bruns de soleil,
    De ses soeurs elle rend rustique
Le coloris chaud et vermeil.

    Mais,si votre main qui s' en joue,
A quelque bal, pour son parfum,
    La rapproche de votre joue,
Son frais éclat devient commun.

    Il n' est pas de rose assez tendre
Sur la palette du printemps,
    Madame, pour oser prétendre
Lutter contre vos dix-sept ans.

    La peau vaut mieux que le pétale,
Et le sang pur d' un noble coeur
    Qui sur la jeunesse s' étale,
De tous les roses est vainqueur !

   Théophile Gautier

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par Alicia publié dans : Poèmes
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Mardi 16 mai 2006

Affreux personnage 


    Robert d' Artois, cruel, assassin, faussaire, profondément égoiste, n'a occupé sa vie qu'à poursuivre un seul but : récupérer sa terre d' Artois qu'il prétend volée par sa tante Mahaut. Pour arriver à ses fins, il n'a aucun scrupule d' employer tous les moyens y compris les plus odieux. Finalement il est banni du royaume de France par le roi Philippe VI. Il pert tout, ses terres, ses titres, et se met à errer un peu partout, cherchant un bon plan de vengeance. Ce sera le guerre de Cent Ans.

    Extrait : "Chaque homme en venant au monde est investi d'une fonction infime au capital, mais généralement inconnue de lui-même, et que sa nature, ses rapports avec ses semblables, les accidents de son existence le poussent à remplir à son insu, mais avec l'illusion de la liberté.
Robert D'Artois avait mis le feu a l'Occident du monde, sa tâche était achevée"

    "Les meilleures amitiés sont celles qui se fondent sur des intérêts communs et la construction d'un même avenir."

    "Quel homme,fusse le plus turbulent, le plus ambitieux, le plus cruel, n'a pas connu cette tentation du repos, de la démission ? A quoi bon tant de lutte, tant d'entreprises vaines, puisque tout doit s'achever dans la poudre du tombeau ?"

    "L'étrange créature que l'homme ! Quand tout lui sourit, qu'il jouit d'une santé florissante, que ses affaires sont prospères, son épouse féconde et sa province en paix, n'est-ce pas là qu'il devrait élever sans cesse son âme vers le Seigneur pour lui rendre grâce de tant de bienfaits ? Point du tout. Il est oublieux de son créateur, fait la tête fière, et s'emploie a braver tous es commandements. Mais dès que le malheurle frappe et que survient la calamité, alors il se rue à Dieu. Et il prie, et il s'accuse, et il promet de s'amender... Dieu a donc bien raison de l'accabler, puisque c'est la seule manière, semble-t-il, de faire que l'homme lui revienne..."

 

Philippe-VI.jpg

par Alicia publié dans : Maurice Druon
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