Bonjour

    La lecture a toujours fait partie de ma vie. M'immerger dans un livre, partir dans des époques lointaines, suivre des personnages, ont toujours été pour moi des activités exquises.
     Avec ce blog je désire partager avec vous certaines de mes lectures et vous proposer de me laisser des commentaires qui  enrichiront les billets.
     Merci à tous et à bientôt!
Alicia

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...Bienvenue.

                                              

. Lectrice 324 400

 

 

 

"La lecture-vice est propre aux êtres qui trouvent en elle une sorte d'opium et s'affranchissent du monde réel en plongeant dans un monde imaginaire"

 

André Maurois.

"Un art de vivre"

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                

Dimanche 5 juin 2011 7 05 /06 /Juin /2011 10:27

La lecture d'un roman jette sur la vie une lumière.

Louis Aragon.

 

Il semble que le goût des livres croisse avec l'intelligence.

Marcel Proust.

 

Le livre est l'ami de la solitude. Il nourrit l'individualisme libérateur.

Dans la lecture solitaire, l'homme qui se cherche lui-même a quelque chance de se rencontrer.

Georges Duhamel.

  Livres anciens

Par Alicia - Publié dans : Citations - Communauté : GAZETTE LITTERAIRE
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Vendredi 22 avril 2011 5 22 /04 /Avr /2011 15:08

     Nouvelle.

 

     Pour acheter une forêt à laquelle il tient parce que le prix est très avantageux, Vassili Andréitch se met en route accompagné de son fidèle serviteur Nikita.

    Ce dernier aime son maître qui est bon, tout en sachant quelle manière étrange a cet homme de le traiter. Mais il a compris depuis longtemps qu'il est vain de protester et que la meilleure façon de faire face dans sa situation peu enviable c'est encore de l'accepter malgré tout, et d'un coeur content. Nikita est un homme paisible, conciliant qui sert son maître consciencieusement et sans rechigner.

 

     Le maître et son serviteur s'en vont donc,en traîneau, tiré par un bon cheval, mais il fait très mauvais. Très vite, les deux hommes n'y voient plus grand chose dans cette neige épaisse qui ne cesse de tomber et dans laquelle ils finissent par se perdre. A bout de forces, la nuit venue, ils sont contraints de s'arrêter tout en sachant que dans ce froid glacial c'est la mort qui les guette.

 

     Vassili Andréitch s'installe dans le traîneau, chaudement enveloppé dans deux pelisses bien épaisses et se met à songer. Il pense tout d'abord au bon argent qu' il va gagner et qui va lui permettre de faire des projets plaisants. Mais peu à peu l'inquiétude le saisit et il se rend compte du danger dans lequel il se trouve, il décide donc d'agir:  "Qu'ai-je à rester ici à attendre la mort? J'enfourche le cheval, et en avant! se dit-il tout à coup."

 

    Nikita ne se couche qu'après avoir pris soin du pauvre cheval courageux. Tant bien que mal il se fabrique un lit fait de paille dans un trou de neige et il ne bouge plus. Plus le temps passe, plus il devient clair pour lui qu'il n'en réchappera pas. Mais cela ne le chagrine pas, quelle vie a t-il eu jusqu'à présent et quel avenir l'attend?  "La pensée qu'il pouvait, qu'il devait même vraisemblablement périr cette nuit, lui vint à l'esprit; mais cette pensée ne  lui parut pas très désagréable, ni trop effrayante. Elle ne lui parut pas trop désagréable, parce que son existence n'avait nullement été une fête continuelle, mais avait été au contraire une servitude incessante et dont il commençait à être las.

 

    Vassili Andréitch erre dans la tourmente, essayant de toutes ses forces de s'en sortir, éprouvant une terreur bouleversante. Alors il revient au traîneau et lui, qui, égoïstement avait abandonné son serviteur, et craignant qu'il ne meurt, se couche sur lui pour le réchauffer. Il est alors saisi d'une joie inconnue, ne comprenant pas qu'il s'agit là, de la joie qu'éprouve tout être humain à aider son prochain. 

 

    Ce que j'en pense:

Deux nouvelles: "La Mort d'Yvan Illitch" et "Maître et Serviteur" dans lesquelles les deux personnages sont des êtres égoïstes, mais qui, à l'approche du grand passage sont saisis de remords. 

 

    J'ai aimé. 

 

Tolstoi.jpg

Par Alicia - Publié dans : Littérature russe - Communauté : GAZETTE LITTERAIRE
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Lundi 18 avril 2011 1 18 /04 /Avr /2011 16:59

    Nouvelle. 

 

    Conseiller à la cour d'appel, Ivan Illitch mène une vie agréable. Il aménage sa vie le plus agréablement possible pour pouvoir poursuivre le seul but de sa vie, à savoir sa propre satisfaction. C'est ainsi que, constatant que sa femme, devenue acariâtre, l'ennuie au plus haut point, il travaille davantage pour trouver la tranquillité à laquelle il aspire. Ivan Illitch est un égoïste notoire, mais il ne s'en rend pas compte, il croit qu'il agit bien et fait tout ce qu'il faut. "A cette réserve près, son existence s'écoulait conformément à ses voeux de toujours: aisée, plaisante et comme il faut.". Tout va donc bien pour Ivan Illitch. Pourtant un jour il ressent un malaise qui s'accroît rapidement et se met à affecter de plus en plus son humeur.

 

       De quoi souffre-t-il au juste? Nul ne le sait, mais la peur s'installe en lui et il est obligé de se questionner enfin sur son état: "suis-je mal, très mal, ou bien cela peut-il encore aller?...    Mais la maladie empire, la douleur devient si aiguë que le malade comprend que la mort, à laquelle il a refusé de croire jusqu'alors, est là, présente, et qu'un jour elle l'atteindra.  Son entourage, bien que le voyant malade, ne croit pas à l'issue fatale et lui ment sans scrupules, ce qui l'exaspère profondément.  "Rien ne le faisait souffrir comme le mensonge, ce mensonge généralement admis et adopté qu'il était malade, mais point mourant, qu'il lui suffisait de se soigner, de rester tranquille, pour que tout s'arrangeât pour le mieux."

 

    Enfin, à bout, Ivan Illitch s'interroge sur les causes de cette affreuse souffance et se rend compte que sa vie n'a pas été ce qu'elle aurait dû être: "Peut-être n'ai-je pas vécu comme je devais vivre? Il  se bat encore avec la mort, et dans ce combat terrible il se souvient de ses agissements, de ses joies, qu'il trouve maintenant futiles, il réalise qu'il a manqué sa vie et qu'il a fait souffrir injustement  ses proches.

 

 

    Ce que j'en pense:

 

Très bien! L'auteur parle de toutes les réactions de l'être humain devant la mort: le refus, la lutte, les interrogations de toutes sortes, l'acceptation, et le remords.

Par Alicia - Publié dans : Littérature russe - Communauté : GAZETTE LITTERAIRE
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Mercredi 13 avril 2011 3 13 /04 /Avr /2011 14:24

     Au bout de quarante ans, un vieux général hongrois reçoit dans son grand château, la visite de son ami d'enfance: Conrad. Le général est vieux et il n'a jamais vécu ces dernières années que pour cet instant où, de la bouche de son ami, il pourra enfin connaître la vérité sur ce qui s'est passé un certain soir, il y a si longtemps!

     Les deux hommes s'installent, après un plantureux diner, devant le feu de cheminée, comme à la dernière soirée avant l'éclatement: même décor, mêmes fauteuils, mêmes places.

     Le conciliabule se poursuit toute la nuit et au fur et à mesure que le temps s'écoule, le mystère s'éclaircit, la vérité apparait. Mais apparait-elle vraiment? Les deux hommes, autrefois amis, s'affrontent  sur un ton courtois mais ferme, qui ne laisse nullement penser à l'autre qu'il puisse y avoir le moindre doute sur le passé. Des secrets inavouables sont dévoilés mélés à  des sentiments de colère, d'amertume, de déception, de jalousie et surtout de haine. On cherche à savoir, à comprendre les motivations profondes qui ont poussé à la destruction de cette amitié autrefois si pure et si profonde. En effet, les deux hommes avaient tissé un lien fort basé sur une confiance totale qui excluait toute idée de trahison et qui entendait durer toute la vie. Mais cela est-ce possible? Est-ce qu'une amitié aussi belle soit-elle, peut défier le temps et surtout les circonstances adverses.

 

    Sandor Marai nous brosse dans cette histoire un tableau sombre de l'amitié qui ne résiste pas aux assauts de l'existence, des reflexions très judicieuses sur ce sentiment qui aujourd'hui se raréfie de plus en plus.

     Très bien.

 

  Extraits:

 

     L'ami, pas plus que l'amant, n'a le droit d'exiger la récompense de ses sentiments... il ne devrait pas considérer comme surnaturel l'être choisi mais, connaissant les défauts de celui-ci, il devrait l'accepter avec ses défauts et toutes les conséquences de ses défauts.

 

     Je me suis souvent demandé si la véritable essence de tous les liens humains n'est pas le désintéressement qui n'attend ni ne veut rien, mais absolument rien de l'autre et qui réclame d'autant moins qu'il donne davantage.

 

 

Par Alicia - Publié dans : Littérature hongroise - Communauté : GAZETTE LITTERAIRE
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Dimanche 23 janvier 2011 7 23 /01 /Jan /2011 16:17

     Recueil de trois nouvelles:

 

Destruction d'un coeur.

    La gouvernante.

Le jeu dangereux. 

 

    Salomonsohn est un vieil homme très occupé, qui consent à accompagner pour une fois sa femme et sa fille unique en vacances dans un endroit charmant.  En sortant dans le couloir pendant la nuit, pour soulager la douleur lancinante qui le tenaille sans cesse, il surprend une ombre féminine sortant d'une chambre qui n'est pas la sienne. Il réalise que cela ne peut être que sa fille, sa fille chérie et cette découverte le bouleverse complètement. Comment a t-elle pu?

     A cause del'image idéale qu'il s'est fait de sa fille, ce père est cruellement déçu  par ce comportement qu'il juge licencieux, mais pour autant, il ne parvient pas à parler à son enfant, comme il devrait le faire, pour éclaicir cette ténébruse affaire. Il laisse dès lors courir son imagination, s'enferme en lui-même et regarde sa vie. Il constate qu'il n'a jamais vécu que pour sa famille qui, il le voit bien, ne fait montre envers lui, d'aucune reconnaissance, pire fait comme s'il n'était pas là. A partir de ce moment, ce père aimant, mais incompris, sombre dans une profonde mélancolie, proche de la mort. La mort du coeur qui délivre de toute oppression de toute angoisse, de toute terreur, celle qui permet à l'être humain de survivre dans le plus grand désarroi. Il écoute attentivement son coeur, son coeur qui bat, qui véhicule le sang qui donne la vie. Puis, peu à peu, le silence s'installe, plus aucun bruit, mais aussi plus aucune souffrance, plus de douleur, la paix, la délivrance.

 

    "Et, brusquemen, voici qu'un affreux silence se produisit à l'endroit où, tout à l'heure encore, se trouvait ce coeur chaud et coulant goutte à goutte: il y avait là une fissure, un vide sinistre et glacé."... Aucune douleur ne le tiraillai plus, aucun souvenir ne crispait plus ses nerfs torturés; tout, dans on être, était là muet, rigide et pétrifié."...." Rien ne le toumentait plus, plus rien de douloureux: sans doute, tout son être était maintenant vide et noir comme le creux d'un arbre consumé par le feu."... Et tout à coup, il lui sembla être déjà mort...

 

     Ce que j'en pense: 

Cette nouvelle est bouleversante par la description que fait Stéfan Zweig du profond désespoir de cet homme sensible, qui le pousse à s'enfoncer irrémédiablement dans des régions obscures du coeur dans lesquelles nul ne peut plus l'atteindre.

 

    J'ai beaucoup aimé.

Par Alicia - Publié dans : Littérature autrichienne - Communauté : GAZETTE LITTERAIRE
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