Bonjour

    La lecture a toujours fait partie de ma vie. M'immerger dans un livre, partir dans des époques lointaines, suivre des personnages, ont toujours été pour moi des activités exquises.
     Avec ce blog je désire partager avec vous certaines de mes lectures et vous proposer de me laisser des commentaires qui  enrichiront les billets.
     Merci à tous et à bientôt!
Alicia

Bienvenue

"La lecture d'un roman jette sur la vie une lumière"
Louis Aragon




Lundi 1 juin 2009
  • Oeuvre parue en 1832
  • La Comédie humaine.
  • Scènes de la vie privée 
   
    Le curé de Tours est un homme d'une soixantaine d'années, replet, bon enfant, bon vivant, ne faisant de mal à personne, poursuivant son petit bonhomme de chemin tranquillement, et sans rien demander à personne, mais toutefois naïf pour son malheur.
    Au début de l'histoire on le voit content de lui-même et de la vie qu'il mène. Pourtant quand il rentre chez lui, il remarque tout de suite qu'on a manqué de lui rendre certains services qu'il est en droit d'attendre, et il pressent quelque chose de mauvais. Il habite un très beau logement qu'il a convoité pendant des années, et propriété d'une demoiselle Gamard, égoïste et sans scrupules. Cette dernière, sans raisons valables, se met à haïr cet homme bon et à le persécuter, cherchant par tous les moyens à le faire partir. La naïveté de l'abbé Birotteau lui défend de croire à la méchanceté de la vieille fille et il n'est pas non plus en mesure de comprendre la haine dont il est l'objet, c'est ce qui le perdra.

Extrait:
    Il y eut cette différence entre feu l'abbé Chapeloud et le vicaire, que l'un était un égoïste adroit et spirituel, et l'autre un franc et maladroit égoïste.


Par Alicia - Publié dans : Classiques français - Communauté : LIVRES AUTEURS CLASSIQUES
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Dimanche 31 mai 2009
    Tennessee Williams de nationalité américaine a reçu le prix Pulitzer pour Un tramway nommé Désir et pour La chatte sur un toit brûlant, deux oeuvres merveilleusement interprétées au cinéma. 

     Mrs Stone est une femme fragile qui arrive à Rome dans l'espoir de se recontruire. Il y a quelque temps cette grande dame a abandonné son passionnant travail d'actrice dans lequel elle trouvait un complet épanouissement, remportant d'énormes succès couronnant un savoir-faire incontestable. Elle n'est plus tout à fait jeune, abordant la cinquantaine avec tous ses inconvénients: sa très célèbre beauté, s'effaçant tristement mais irrémédiablement.
     A Rome, elle se laisse abuser par Paolo, un jeune homme dont la beauté ne la laisse pas indifférente, et qui comble sa solitude, car Mrs Stone est seule et souffre de sa solitude. Mais le jeune homme en question, qui est désargenté, ne fréquente Karen que pour ce qu'elle peut lui apporter c'est à dire l'argent; car Mrs Stone est immensément riche. Le comportement du jeune Paolo est des plus méchants, et il faut à Karen beaucoup d'empire sur elle-même pour dépasser toutes les injures et les insultes dont il l'abreuve trop souvent. Et elle se pose cette question: comment en est-elle arrivée là ? Le temps passant, le trouble qu'elle ressent s'approfondit jusqu'à l'angoisse, la déstabilisant davantage, la faisant vaciller jusqu'au risque de perdre sa dignité à laquelle poutant elle tient tant.

     Ce que j'en pense:
J'ai beaucoup aimé cette histoire dramatique, décrivant très adroitement un être sensible et douloureux.
Si au début de l'histoire, on a du mal à comprendre Mrs Stone, on en vient finalement à percevoir son état d'esprit et ce qui la pousse à réagir comme elle le fait.



Par Alicia - Publié dans : Littérature américaine
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Lundi 25 mai 2009
Une nouvelle d'Eric-Emmanuel Schmitt.

     Quand j'ai lu le titre, ma curiosité a tout de suite été éveillée tant il m'a paru original. En effet, si on est propriétaire d'un chat, on ne se pose certainement pas cette question. Le chat est là et c'est tout.

     Un écrivain qui promène ses trois molosses tous les matins, découvre cette curieuse question écrite en plusieurs exemplaires, et collée un peu partout dans son quartier. Tout d'abord il est intrigué, mais il le devient bien davantage quand il remarque d'autres interrogations recélant un certain pessimisme. Pour le coup, inquiet, il mène son enquête pour pouvoir prévenir une éventuelle catastrophe.

    J'ai beaucoup aimé cette pathétique histoire racontée avec un humour des plus drôles et qui m'a fait passer un très agréable moment.


Par Alicia - Publié dans : Littérature française
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Vendredi 15 mai 2009
    Oeuvre publiée en 2003 pour laquelle Philippe Claudel a reçu le prix Renaudot.
Très belle écriture poétique et fine description des personnages.

    L'histoire se passe pendant la première guerre mondiale.
En décembre 1917, une petite fille âgée d'à peine 10 ans, est retrouvée morte.
Vingt ans après, un policier présent sur les lieux du crime, au moment des faits retrace toute l'histoire pour essayer de comprendre ce qui a bien pu se passer. Il décrit le comportement des différents protagonistes, celui odieux du juge Mierck et du colonel Matziev, tous deux d'une grande insensibilité, êtres sans scrupules, n'ayant d'égard pour personne. Celui du procureur, énigmatique, taciturne, seul, vivant dans son beau château, situé justement  tout près du lieu du crime. Lysia Verhareine, jolie jeune femme, aimable avec tout le monde, toujours souriante, mais secrète, ne révélant rien de ce qui la concerne, qui se rend chaque jour sur le coteau pour regarder et écouter le bruit de l'affreuse guerre... Ceux des deux déserteurs et des personnages ayant vécu dans l'histoire, mais dans des rôles plus ou moins importants. Le narrateur est un homme sensible qui ne supporte pas qu'un meurtre reste impuni. Il éprouve aussi le besoin de chasser de sa vie le remord et le regret qui l'assaillent trop souvent au souvenir de sa propre tragédie.

     Tous ces êtres sont des âmes grises, ils ne sont ni tout bons, ni tout mauvais comme le dit si bien Joséphine:

    "Les salauds, les saints, j'en ai jamais vu. Rien n'est ni tout noir, ni tout blanc, c'est le gris qui gagne. Les hommes et leurs âmes, c'est pareil... T'es une âme grise, joliment grise, comme nous tous...

    J'aime bien cette idée qui nous rappelle que n'importe quel humain n'est pas entièrement mauvais, qui nous engage à garder espoir dans l'homme et dans la vie.
  
     "Si j'avais de belles casseroles en cuivre, je les accrocherais tout comme, et ça produirait le même effet, le sentiment que le monde n'est pas si laid, qu'il y a parfois de petites dorures, et qu'au fond, la vie, ce n'est rien d'autre que la recherche de ces miettes d'or."

Par Alicia - Publié dans : Littérature française - Communauté : GAZETTE LITTERAIRE
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Vendredi 8 mai 2009
    Emma ouvre une librairie spécialisée dans les histoires d'amour, car elle les aime, et croit fermement à l'impact que peut avoir un roman sur la vie des gens. Pour elle, lire un bon roman est une excellente thérapie. En effet, qui ne s'est jamais évadé dans un autre univers, une autre vie et en a retiré un appréciable bienfait?
    Emma a cinquante ans, elle est divorcée, mais ne souffre pas de sa solitude, elle trouve son bonheur dans sa librairie, elle est sereine... jusqu'au jour où elle rencontre Fédérico, un amour de jeunesse. Celui-ci est marié, habite New-York, et lui propose une correspondance épistolaire qu'ils poursuivent pendant plusieurs années et dans laquelle, ils parlent tous deux de leur travail qui les passionne et de l'attachement qu'ils éprouvent l'un pour l'autre.
    Mais au fil du temps, insidieusement, leurs sentiments s'affermissent et Emma se plaît à croire qu'un avenir est possible. Pourtant, si Fédérico a entamé bien imprudement cette relation, il se rend bientôt compte de la difficulté qu'il y a à rompre avec une femme qui l'aime et le soutient. En fait, c'est un homme bien installé dans sa vie: une épouse, un enfant, un travail. Emma, après avoir vécu un grand bonheur teinté d'espérance, est ébranlée par le comportement de son amant et doit lutter pour ne pas s'enfoncer dans un découragement nuisible.

Ce que j'en pense:
   Je n'ai pas été convaincue par l'histoire d'amour du couple que j'ai trouvée factice dès le début. J'ai eu l'impression qu'Emma et Fédérico se jouaient la comédie de l'amour. Lui, je l'ai perçu comme un homme voulant tout simplement se distraire.
    J'ai beaucoup aimé par contre la citation de nombreuses oeuvres littéraires et la façon de parler des livres.
    L'écriture est heureusement soutenue, mais familière dans certains passages dans le souci, sans doute d'adaptation au monde actuel, mais ceci, à mon avis, gâche l'écriture.
    Ce livre, tout en ne m'ayant pas franchement déçue, ne m'a pas enthousiasmée.

Merci à Suzanne de chezlesfilles et aux Presses de la Cité.

   
Par Alicia - Publié dans : Littérature italienne
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