Mercredi 8 mars 2006
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"L'amitié est comme les vieux titres, son ancienneté fait sa valeur"
" Le talent se forme dans la solitude, le caractère dans la société."
Goethe
" On connait les bonnes sources dans la sécheresse, et les bons amis dans l' adversité."
Proverbe chinois
" Il y a trois choses qu' on ne rattrape jamais : l' oiseau envolé, la parole prononcée, un amour refusé."
Françoise Mallet -Joris
Par Alicia
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Mardi 14 février 2006
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15:49
Alexandrine Joudan vit au XIXème siecle, et se passionne pour l' élevage des vers à soie , très courant à l' époque, en Cévennes. Elle raconte elle-même son
histoire, son amour des vers, les moyens qu' on utilise pour leur "éducation", le travail extrêmement pénible pour les femmes en particulier, car ce n'étaient pratiquement que des femmes - et
toutes jeunes - que l' on embauchait pour cette fatiguante besogne. Elle raconte aussi l' évolution de cette activité à Lyon, capitale de la soie, ainsi que son coup de foudre pour Pierre de
Joncourt, un homme de la haute société, terriblement séduisant.
Alexandrine est cévenole, elle est aussi protestante, et en tant que telle, elle garde la foi que lui a léguée son père, et c' est à Dieu, qu' elle reconnait,
dans la merveilleuse nature qu' elle contemple du mont Aigoual, qu'elle s' adresse, pour lui exposer tous ses problèmes.
Tout en étant très romantique, elle a une forte personnalité, et sait ce qu'elle veut malgré les doutes qui l'assaillent quelques fois.
Extrait :
[...] Au mot: "soie", mes lèvres frémissaient. Je sentais la poésie de cette aventure commencer dans la nuit des temps, à l'autre bout du monde, dans la Chine lointaine :
l'aventure qui allait d'un vilain papillon aux atours des reines.
J' avais hâte d' arriver au sommet, pour admirer tous les paysages qu' on peut apercevoir de l' Aigoual, puis redescendre en chantant. . . Et là-haut, dans la grande clarté du
soleil, je verrai Pierre de Joncourt, de face et de profil, sans qu' il s' en aperçût, parce qu' il serait très occupé à contempler le panorama. Je pourrai le lorgner tout mon saoûl, m' emplir les
yeux de son image et la tête de son souvenir.
J' avais vu Pierre de Joncourt, je m' étais brûlée à son regard comme un papillon à la chandelle. Je n' avais de pensée que pour lui.
Par Alicia
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Publié dans : Littérature française
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