Bonjour

    La lecture a toujours fait partie de ma vie. M'immerger dans un livre, partir dans des époques lointaines, suivre des personnages, ont toujours été pour moi des activités exquises.
     Avec ce blog je désire partager avec vous certaines de mes lectures et vous proposer de me laisser des commentaires qui  enrichiront les billets.
     Merci à tous et à bientôt!
Alicia

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"La lecture d'un roman jette sur la vie une lumière"
Louis Aragon




Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /2009 10:45
 Michel Tremblay est dramartuge et romancier québécois.  

    Tout le monde connait ce sifflement strident de la bouilloire qui nous avertit que l'eau est chaude et que nous pourrons bientôt déguster avec délectation une bonne tasse de thé. Toutefois dès que nous l'entendons, nous nous levons promptement du canapé dans lequel nous sommes confortablement installés, car ce bruit est insupportable et nous perce le tympan.
     Alors, avoir ce bruit aigu constamment dans l'oreille!!!
    Simon est victime de ce bruit infernal qu'on appelle acouphène. Tout d'abord, il ne peut croire qu'il est atteint de ce mal et court chez le médecin dans l'unique but d'être rassuré sur son état de santé. Mais petit à petit, l'affreuse réalité s'impose à lui et il se trouve dans l'obligation de vivre avec cet handicap. Il essaie alors toutes sortes de stratagèmes pour supporter cette douleur.  Mais c'est dur, très dur. Il passe par tous les stades de la révolte et du découragement le plus profond, mais finit par envisager lucidement la suggestion du médecin parce qu'il le voit bien, il n' y a pas d'autre solution.

    Ce que j'en pense:

    Le cheminement de Simon face à sa maladie est très bien décrite, mais je n'ai pas aimé la façon de parler des
personnages que j'ai trouvée peu élégante.




Par Alicia - Publié dans : Littérature québécoise
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Mardi 28 juillet 2009 2 28 /07 /2009 15:40
Thème de l'oeuvre: Coup de foudre.  
   
    Nous sommes au début des années 1900 à Monte-Carlo. Toute la société bourgeoise de l'hôtel, est scandalisée par le comportement de madame Henriette qui, sur un coup de tête est partie avec un jeune homme inconnu, abandonnant ainsi toute sa famille.
     Seul le narrateur tente d'expliquer le drame, et à sa grande surprise, une femme âgée, des plus distinguées se met à lui conter sa propre histoire, celle qu'elle a vécue bien des années auparavant.
     Tout comme madame Henriette, madame C a été saisie d'une grande passion pour un jeune homme qu'elle avait rencontré au Casino.
     Bouleversée par la détresse de cet homme énigmatique et désirant éviter une terrible catastrophe, elle le suit dans une intention tout à fait louable, pour lui porter secours, mais se trouve entrainée malgré elle dans une situation inouie, pour une femme de sa condition. Plus tard, réalisant pleinement l'horreur de son acte, honteuse, elle décide de prendre la fuite, mais se penchant une dernière fois sur le jeune homme, elle lui trouve un air des plus aimables. Convaincue alors du bien-fondé de son aide, elle décide sans plus d'hésitation d'aller jusqu'au bout de son action et l'hommage de cet homme reconnaissant, l'émeut profondément. Elle réalise alors à cet instant que son attirance pour ce jeune homme est bien plus intense qu'elle ne croyait et le mépris de cet homme la blesse extrèmement.

    Ce que j'en pense: Comme toujours, Stéfan Zweig nous fait vivre intensément la vie  de ses personnages et nous entraine dans le tourbillon de leurs émotions exacerbées.
    J'ai beaucoup aimé.

Extrait.
    "Pourquoi le dissimuler? Je ne résistai pas à ce regard. La gratitude rend heureux parce qu'on en fait si rarement l'expérience tangible; la délicatesse fait du bien, et, pour moi, personne froide et mesurée, une telle exaltation était quelque chose de nouveau, de bienfaisant et de délicieux."

Par Alicia - Publié dans : Littérature autrichienne
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Lundi 27 juillet 2009 1 27 /07 /2009 16:10
Revenue de mes vacances toujours trop courtes, je remercie tous les blogueurs et blogueuses qui ont visité mon humble blog et qui y ont laissé un sympathique commentaire.




Par Alicia - Publié dans : Autres
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Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /2009 14:02
Je m'en vais pour quelque temps et souhaite à tous ceux qui ont le privilège de partir de très bonnes vacances, et à ceux qui malheureusement, sont obligés de rester, d'en profiter tout de même.
A très bientôt!

Par Alicia - Publié dans : Autres
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Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /2009 22:49
   L'histoire se passe un an après la fin de la guerre.
   Un crime vient d'être commis.
   
    La quarantaine d'hommes rassemblés à l'auberge Schloss demande à  Brodeck d'écrire un rapport sur l'évènement tragique qui vient de se produire. Contraint d'accepter Brodeck relate minutieusement tout ce qui a trait à l'Ereignies : l'occupation des Fratergekeime, la scandaleuse collaboration des villageois. Enfin l'arrivée de l'Anderer au village - un étranger, qui a surpris tout le monde par son comportement mystérieux.  De surcroît parlant peu, dessinant et écrivant on ne sait quoi dans son petit carnet noir. Un climat de méfiance s'établit tout de suite autour de cet homme, bien que celui-ci soit tranquille et paisible.
   
    Brodeck est lui-même un homme doux, mais tourmenté par ce qu'il a vécu d'atroce dans les camps de la mort dont il est sorti miraculeusement au prix de grands sacrifices. Le rapport qu'il écrit est comme une longue confession douloureuse dans laquelle il raconte les atrocités qu'il a vu commettre: les silences, les lâchetés qui poussent les hommes à trahir, à tuer, l'égoîsme aussi, le désir d'oublier, de ne plus souffrir par le rappel de la conscience. Brodeck raconte aussi sa propre souffrance qu'il a osé confier à l'Anderer qu'il estimait pour son esprit fin et cultivé.
   
    Quelque temps après l'arrivée de l'étranger une cérémonie de bienvenue est organisée pour lui, par le maire, à laquelle tous les villageois sont conviés. Le lendemain pour remercier du bon accueil, l'Anderer invite les habitants du village pour une petite fête au cours de laquelle il leur présente des portraits les représentant tous. Mais ces portraits sont si ressemblants qu'ils agissent comme des miroirs dans lesquels tout un chacun peut se reconnaître et se retrouve confronté à sa propre vérité, à sa veulerie, sa haine, sa saleté, ses monstruosités. Les hommes du village ne peuvent supporter ce regard qui pénètre leur être intérieur et décident de passer à l'acte.
    Le maire, après lecture du rapport, décide de ne pas en tenir compte car dit-il, ce qu'il faut regarder, c'est le lendemain  et pour pouvoir vivre il faut oublier le passé, or celui-ci appartient à la mort. "Le troupeau compte sur moi pour éloigner tous les dangers, et de tous les dangers, celui de la mémoire est un des plus terribles,... Brodeck lui répond: "Tu as brûlé du papier, tu n'as pas brûlé ce que j'ai dans ma tête !

    Brodeck a beaucoup souffert à cause de la lâcheté des villageois. Pourtant, il leur donne comme excuse la peur qui les a poussés à agir comme ils l'ont fait. Il raisonne ainsi parce qu'il sait au fond de lui-même qu'il est comme eux, capable des pires atrocités devant des situations fatales.
   
    Cette oeuvre est une véritable remise en question et un rappel du devoir de mémoire.
J'ai beaucoup aimé.

Par Alicia - Publié dans : Littérature française - Communauté : GAZETTE LITTERAIRE
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