Bonjour

    La lecture a toujours fait partie de ma vie. M'immerger dans un livre, partir dans des époques lointaines, suivre des personnages, ont toujours été pour moi des activités exquises.
     Avec ce blog je désire partager avec vous certaines de mes lectures et vous proposer de me laisser des commentaires qui  enrichiront les billets.
     Merci à tous et à bientôt!
Alicia

Bienvenue

"La lecture d'un roman jette sur la vie une lumière"
Louis Aragon




Samedi 4 juillet 2009



De Micheline de Grâce
Par Alicia - Publié dans : Couleurs des saisons
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Mardi 30 juin 2009
    Elle sort d'une touffe d'herbe qui l'avait cachée pendant la chaleur. Elle traverse l'allée de sable à grandes ondulations. Elle se garde d'y faire halte et un moment elle se croit perdue dans une trace de sabot du jardinier.
    Arrivée aus fraises, elle se repose, lève le nez de droite et de gauche pour flairer;  puis elle repart et sous les feuilles, sur les feuilles, elle sait maintenant où elle va.
    Quelle belle chenille, grasse, velue, fourrée, brune avec des points d'or et ses yeux noirs !
   Guidée par l'odorat, elle se trémousse et se fronce comme un épais sourcil.
    Elle s'arrête au bas d'un rosier.
    De ses fines agrafes, elle tâte l'écorce rude, balance sa petite tête de chien nouveau-né et se décide à grimper.
Et, cette fois, vous diriez qu'elle avale péniblement chaque longueur de chemin par déglutition.
    Tout en haut du rosier, s'épanouit une rose au teint de candide fillette. Ses parfums qu'elle prodigue la grisent. Elle ne se défie de personne. Elle laisse monter par sa tige la première chenille venue. Elle l'acueille comme un cadeau.
    Et, pressentant qu'il fera froid cette nuit, elle est bien aise de se mettre un boa autour du coup.

Jules Renard



Par Alicia - Publié dans : Poèmes
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Mercredi 24 juin 2009
    Ce livre est présenté comme un polar, mais n'y ressemble pas.

    Une fillette d'une dizaine d'années a disparu et cet évènement jette la petite ville de Mount Olive dans le désarroi. On ne sait pas ce qu'elle est devenue, les langues vont bon train et imaginent toutes sortes de scénarios,  plus ou moins effrayants et qui font monter la tension.
     Quand Merilee commence à raconter  son histoire, elle est âgée de vingt-six ans, elle revient de New-York pour assister son père mourant, ce père avec lequel elle n'a jamais eu que des relations difficiles.  " Je ne savais pas trop ce qu'il avait été. J'avais adoré Papa, mais je n'avais jamais cru le connaître. Je l'avais respecté, comme tant de gens, mais je le redoutais aussi, il ne m'inspirait ni confiance ni affection. A leurs tristes retrouvailles, Merilee rapporte à son père un coeur de verre qu'elle lui avait acheté quelques années plus tôt et qui, en quelque sorte, avait créé un lien entre eux.  La mort de son père la laisse désemparée car elle ne se définie que comme la fille de Dennis Graf et ignore sa propre identité.
     La jeune femme relate les souvenirs de sa vie et qui ont eu une incidence plus ou moins importante sur celle-ci, les souvenirs honteux, les souvenirs douloureux, ceux qu'elle n'a jamais compris, comme celui de la mort de sa mère décédée dans des circonstances mystérieuses et dont on refuse de lui parler.

     Après la mort de son père, au moment de ranger la chambre, Merilee se rend compte de la disparition du coeur de verre, et cela la jette dans un trouble extrème.

     Oncle Jedah est toujours présent, mais lourdement. Toujours doucereux, plein d'attentions, il se dégage de sa personne quelque chose de malsain que Merilee ne parvient pas à définir et qui la met mal à l'aise. Malgré cette désagréable impression, elle accepte son invitation et découvre au cours de la soirée la vie secrète de son oncle, une vie obscène, lubrique, qui la choque profondément et l'oblige à la fuite.

    Ce qui est surprenant dans le comportement de la jeune femme, c'est sa pensée ambivalente vis-à-vis de cet homme. D'un côté, elle sent quelque chose de louche qui lui fait éviter Jédah et d'un autre côté, elle se sent bien avec lui. Cette ambivalence m'a génée tout au long de l'histoire car elle démontre un manque de clairvoyance chez Merilee qui l'entraine à accepter stupidement le comportement brutal de son oncle jusqu'à l'éclatement de la sordide et épouvantable vérité.

Merci à B/O/B,
le marque/page des blogueurs
Et Le Livre de Poche.

Par Alicia - Publié dans : Littérature américaine
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Dimanche 21 juin 2009
Si l'on me demandait: " Combien de temps êtes-vous rester à Frèsnes ?
Je répondrais sans réfléchir:
- un mois.
J'y suis resté huit jours.
Trente jours, en prison, cela doit faire - dans le souvenir - entre cinq et six mois. Ceux qui y sont depuis quatre ans - y sont depuis vingt ans. A leur sortie, cela se verra.

Sacha Guitry
Par Alicia - Publié dans : Lettres
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Dimanche 21 juin 2009
" Le malheur avec un type intelligent, c'est qu'il n'est jamais assez intelligent pour ne pas se dire qu'il est le plus intelligent."

Boris Vian



Par Alicia - Publié dans : Citations
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