Editorial

La lecture a toujours fait partie de ma vie.
M'immerger dans un livre, partir dans des époques lointaines, suivre des personnages ont toujours été pour moi des activités exquises. Avec ce blog, je partage certaines de mes lectures - avec des résumés et mes propres critiques.

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Alicia

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    Lit pour son plaisir l' amateur de romans qui cherche dans les livres, soit des impressions de beauté, soit un reveil et une exaltation de ses propres sentiments, soit des aventures que lui refuse la vie.
Lit pour son plaisir, celui qui aime retrouver dans les moralistes et les poètes, plus parfaitement exprimées, les observations qu'il a faites sur lui-même ou les sensations qu'il a éprouvées.
André Maurois
Un Art de Vivre


       .
Samedi 19 juillet 2008
Max Jacob est né à Quimper en 1876,et décédé en déportation à Drancy en 1944

    Il s'agit d'un recueil de lettres que Max Jacob a écrit en 1922.
Dans ces lettres les personnages racontent d'une manière assez piquante leur vie,  parlent de leurs idées, disent leur façon de voir certains problèmes etc... Les commentaires qui suivent chaque lettre donnent une autre façette de ces narrations ce qui rend l'oeuvre encore plus intéressante.
par Alicia publié dans : Autres
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Dimanche 13 juillet 2008
    Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage,
Traversé ça et là par de brillants soleils;
    Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
Qu'il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.

    Voilà que j'ai touché l'automne des idées,
Et qu'il faut employer la pelle et les râteaux
    Pour rassembler à neuf les terres inondées,
Où l'eau creuse des trous grands comme des tombeaux.

Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve
    Trouveront dans ce sol lavé comme une grève
Le mystique aliment qui ferait leur vigueur ?

-ô douleur! ô douleur! Le temps mange la vie,
    Et l'obscur Ennemi qui nous ronge le coeur
Du sang que nous perdons croît et se fortifie.

Charles Baudelaire
(Les Fleurs du Mal)


par Alicia publié dans : Poèmes
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Lundi 7 juillet 2008
  • Oeuvre parue en 1834, soit deux ans après "Le Dernier Jour d'un Condamné"
  • Réquisitoire contre la peine de mort.
  • Responsabilité de la société dans la déchéance de l'être humain.

    Un pauvre ouvrier intelligent et bon, pressé par la faim, vole pour subvenir aux besoins de sa petite famille. Aussitôt, il est mis en prison. Là, dans cet enfer tragique, il rencontre Albin, un jeune détenu avec lequel il se lie d'amitié. Mais le directeur de la prison, homme borné, poussé par la jalousie, à cause de l'aura, qu'exerce sur ses compagnons Claude Gueux, regarde cette amitié d'un mauvais oeil et décide, sans raison valable, de séparer les deux hommes. Exaspéré par cet acte gratuit et méchant de la part d'un homme auquel il n'a fait aucun mal, Claude Gueux décide de le tuer.

    Dans cette triste histoire, Victor Hugo souligne, que le prisonnier, même s'il se conduit bien, n'est plus rien, il est traité comme un chien que l'on tutoie dédaigneusement et auquel on ne reconnait aucun avenir, ce qui explique le comportement odieux du directeur de la prison.
    Victor Hugo démontre aussi, le bien-fondé de l'éducation  qui permet au peuple de se prendre en mains et la nécessité d'une instruction religieuse, cette dernière étant porteuse d'espérance. Il établit également que bien que chaque individu reste responsable de ses actes, la société, elle, garde une responsabilité de ce qui se passe en son sein.

Extraits
    "Donnez au peuple qui travaille et qui souffre, donnez au peuple pour qui ce monde-ci est mauvais, la croyance à un meilleur monde fait pour lui. Il sera tranquille, il sera patient. La patience est faite d'espérance.
    " Donc ensemencez les villages d'évangiles. Une bible par cabane. Que chaque livre et chaque champ produisent à eux deux un travailleur moral"


par Alicia publié dans : Victor Hugo
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Mercredi 2 juillet 2008
  • Ecrivain russe (1818-1883)
  • Thème: Complexité de l'âme humaine.

    Dimitri Roudine arrive un soir chez Daria Michaelowna et l'éblouit, ainsi que tous ses invités par sa grande éloquence, car il parle de tout avec savoir, conviction et beaucoup d'enthousiasme, à tel point qu'il insufle à tous ceux qui l'écoutent chaleur et entrain.
    Nathalie .Alexiewna, la fille de Daria, tombe amoureuse de Roudine jusqu'à consentir à l'épouser, mais se rend bientôt compte, à son grand désapointement, que derrière toutes ces paroles, il n y a rien de consistant; Roudine se révèle incapable du moindre engagement. Son éloquence trompe tous ceux qu'il approche. Ceux qui le connaissent se détournent de lui et le renvoient à sa solitude, car il est seul. Seul parce qu'incompris et incapable de se faire comprendre. Du reste il ne se comprend pas lui-même, il sait juste qu'il est poussé à agir ainsi: " Oui, la nature m'a beaucoup donné, mais je mourrai sans avoir rien fait qui soit digne de mes talents, je mourrai sans laisser de mon passage ici-bas la moindre trace bienfaisante."
    Toute ma richesse aura été prodiguée en vain. Je ne verrai pas les résultats de mes efforts. Il me manque... ,je ne puis dire moi-même au juste ce qui me manque...
    Lejnieff, un ami d' enfance qui connait bien Roudine mais s'est éloigné de lui à cause de son comportement, lui reconnait toutefois de solides qualités qui font de lui un homme exceptionnel.


par Alicia publié dans : Yvan Tourguenieff
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Mercredi 25 juin 2008
         Célestine est femme de chambre, un métier qui l'oblige à entrer dans l'intimité des gens chez lesquels elle travaille. Elle raconte dans son journal, avec beaucoup de clairvoyance et un humour quelque peu cynique, la vie de ces personnes, qui, aux yeux du monde veulent paraître bien, mais qui, chez elles, dévoilent sans pudeur leur vraie nature. Et c'est laid, très laid!  Elle souligne le fait que partout les gens sont pareils, quelque soit le milieu auquel ils appartiennent. Elle se trouve confrontée aux mauvais caractères, à la hauteur, au mépris, au dédain, à des humiliations constantes, et à la saleté, beaucoup de saleté (morale surtout), dans laquelle,du reste, elle plonge sans trop de scrupules, étant elle-même semblable aux autres.
      Célestine relate aussi avec beaucoup de sensibilité la vie misérable et douloureuse  de certaines de ses compagnes.
     Profondément humaine, véridique et honnête avec elle -même, Célestine avoue des sentiments qui oscillent entre la bonté, la compassion, la tristesse, l'amertume, la colère et la vilénie.

Extraits

     "Tout ce qu'un intérieur respecté, tout ce qu'une famille honnête peuvent cacher de saletés, de vices honteux,de crimes bas, sous les apparences de la vertu..."

     "La solitude, ce n'est pas de vivre seule, c'est de vivre chez les autres, chez des gens qui ne s'intéressent pas à vous, pour qui vous comptez moins qu'un chien gavé de pâtée, ou qu'une fleur, soignée comme un enfant de riche..."

"Des gens passaient, affairés, indifférents, qui ne faisaient point attention à ma détresse..."
par Alicia publié dans : Octave Mirbeau
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