Bonjour

    La lecture a toujours fait partie de ma vie. M'immerger dans un livre, partir dans des époques lointaines, suivre des personnages, ont toujours été pour moi des activités exquises.
     Avec ce blog je désire partager avec vous certaines de mes lectures et vous proposer de me laisser des commentaires qui  enrichiront les billets.
     Merci à tous et à bientôt!
Alicia

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"La lecture d'un roman jette sur la vie une lumière"
Louis Aragon




Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /2009 18:27
    Je ne suis plus malheureusement en mesure de poster pour le moment, rencontrant des problèmes imprévisibles avec internet. J'espère trouver le problème et le résoudre.
Je dis donc à tous: à bientôt!

             

Par Alicia
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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /2009 20:58
    Fintan Allen est un jeune garçon qui se rend en Afrique avec sa mère  pour vivre avec son père qui réclame leur présence à tous deux . C'est un long voyage pendant lequel Fintan, curieux, regarde, examine et s'émerveille. Sur le bateau qui l'emmene si loin, il se concentre sur ce qu'il voit pour oublier la vie ancienne, celle qu'il est obligé de quitter. Il imagine la maison de bois que son père lui a décrite, les grandes plaines d'herbes et le fleuve immense. Onitsha, c'est aussi la vie facile, la liberté...
     En arrivant, ce qui frappe Fintan, c'est le spectacle extraordinaire du paysage grandiose et les orages d'une telle  violence  que Fintan en reste tout saisi. Puis petit à petit, il se risque dehors et avec un ami il apprend à maitriser cette nature sauvage et à l'aimer.
     Maou, la mère de Fintan est partie parce qu'elle voulait changer de vie et rejoindre l'homme qu'elle aime. Elle est certaine que tout ira bien la-bas, qu'il ne peut rien arriver de décevant; et pourtant... Ce qui l'attend dans cette Afrique dont son mari lui a tant parlé est rude et parfois très dur. Elle va connaître l'ennui, la peur, la maladie et l'hostilité, car choquée, elle prend le parti des noirs exploités. Elle se rend compte aussi que son mari est dans une position inconfortable qui les isole tous trois et finalement une décision arbitraire s'imposera.

    Petite biographie:
J M G Le Clésio écrit ses premiers récits à l'âge de sept ans sur le bateau qui l'emmène avec sa mère au Nigéria pour rejoindre son père qui y est resté pendant la première guerre mondiale.
"L'Africain" relate la vie douloureuse de cet homme.

    L'auteur parle beaucoup dans Onitsha du fleuve Niger qui est impressionnant par sa longueur comme par sa largeur.



Par Alicia - Publié dans : Littérature française - Communauté : GAZETTE LITTERAIRE
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Dimanche 13 septembre 2009 7 13 /09 /2009 14:55
    Magnifique texte de ce talentueux écrivain disparu en vol en 1944. Saint-Exupéry a écrit cet essai pour son ami Léon Werth, réfugié dans le Jura en 1940, ayant fui le nazisme.
     Je me contenterai de reproduire des extraits qui m'ont particulièrement touchée.

    Le silence
"Il est un silence de la paix quand les tribus sont conciliées, quand le soir ramène sa fraîcheur et qu'il semble que l'on fasse halte, voiles repliées, dans un port tranquille."

    Le désert
"Et comme le désert n'offre aucune richesse tangible, comme il n'est rien à voir ni à entendre dans le désert, on est bien contraint , de reconnaître puisque la vie intérieure loin de s'y endormir s'y fortifie, que l'homme est animé d'abord par des sollicitations invisibles. L'homme est gouverné par l'Esprit. Je vaux dans le désert ce que valent mes divinités."

    Le respect
 "Respect de l'Homme! Respect de l'Homme!... Si le respect de l'homme est fondé dans le coeur des hommes, les hommes finiront bien par fonder en retour le système social, politique ou économique qui consacrera ce respect."



Par Alicia - Publié dans : Littérature française
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Lundi 31 août 2009 1 31 /08 /2009 16:23
    Klaus Mann était un écrivain allemand, né en 1906 à Munich et décédé en 1949 à Cannes, fils de Thomas Mann.
     Nous entrons avec lui dans l'univers du théâtre dans les années 1930, alors que la société allemande, frappée d'aveuglement, attendait du Fuhrer une Allemagne nouvelle, malgré l'installation des premiers camps de concentration.

    Hendrik Hofgen est un très grand comédien. Toute sa vie ne tourne qu'autour du théâtre dans lequel il excelle, jouant tous les rôles à la perfection, sachant se glisser dans la peau de tous ses personnages, les faisant vivre avec vivacité à travers lui. C'est cette aptitude géniale qui attire en foule les berlinois qui reconnaissent en Hofgen un acteur de grand talent.

     Hendrick vit en Allemagne sous le régime national-socialiste. Petit à petit il ne peut ignorer les atrocités qui se commettent jounellement. mais il préfère fermer les yeux car sa carrière est en jeu. Non, tout ceci n'est pas son problème, il n'y peut rien, il n'est pas responsable de tout cela. D'ailleurs est-ce bien vrai? N'exagère t-on pas? Lui, il fait du théâtre, rien que du théâtre, il n'y a que ça qui compte. Il accumule les succès, il faut qu'il monte, monte encore, toujours plus haut, jusqu'au sommet. Pour y parvenir, il fait des sacrifices, renonçant à certaines commodités, mais écrasant ainsi beaucoup de monde:
    "Et vous, cher monsieur Hofgen, vous serez de ceux qui sautent le plus gracieusement par-dessus les cadavres.    Vous êtes un très charmant fils du monde souterrain - rien d'étonnant si monsieur le président du Conseil vous distingue."
    Un soir enfin il a la possibilité  de jouer devant "l'obèse", (Goering) et c'est le rôle de Méphisto qu'il interprète: Méphisto Phélès le diable. Les deux hommes sont en face l'un de l'autre et le jeu d'Hofgen renvoie subtilement l'image diabolique du dictateur.
   
    Plus tard, Hofgen joue Hamlet, mais il le joue mal ne parvenant pas à entrer dans le personnage du prince danois et pour cause: "Tu n'es pas Hamlet, lui répondait le prince. Tu n'as pas la noblesse que seules donnent la souffrance et la connaissance. Tu n'as pas assez souffert et ce que tu as connu n'a pas eu à tes yeux plus de prix q'un titre séduisant et des appointements considérables. Tu n'es pas noble, car tu es le singe du pouvoir, un clown pour la distraction des assassins."

     Ce que j'en pense:
J'ai beaucoup aimé ce livre pour les descriptions que l'auteur fait du monde du théâtre, du jeu des acteurs, de leur position difficile dans cette époque troublée et pour le rappel de l'Histoire des années 1930...


Par Alicia - Publié dans : Littérature allemande - Communauté : GAZETTE LITTERAIRE
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Samedi 15 août 2009 6 15 /08 /2009 16:49
    L'histoire se passe sous le règne de la redoutable et cruelle Anna Ivanovna, tsarine de Russie au dix-huitième siècle. Cette nièce de Pierre le Grand, qui avait un goût prononcé pour les êtres difformes, dont elle faisait ses bouffons, leur avait aménagé tout un étage de son immense palais.
     Vassia est nain, et vit caché à la campagne pendant de nombreuses années. A vingt-deux ans, ses parents, pour toucher d'importants avantages, s'avisent de le proposer à l'impératrice pour son amusement personnel. Vassia sous la pression de ses parents est contraint d'accepter et devient entre les mains de l'impératrice ni plus ni moins qu'un jouet. Car Anna Ivanovna ne fait jamais que ce qu'elle veut de ses bouffons. Ils sont à sa merci, doivent obéir au moindre de ses caprices, ne peuvent prétendre à aucune vie privée, ni prendre la moindre décision personnelle. Et c'est ainsi que la tsarine a la fantaisie de marier Vassia à la très séduisante Nathalie. L'union se révèle réussie à la surprise générale, mais le bouffon, au bout de quelque temps se heurte à de nouvelles difficultés.

     Ce que j'en pense.
Ce n'est pas le meilleur livre d'Henri Troyat, toutefois, on suit avec émotion les péripéties de cet être défavorisé mais d'une grande sensibilité.

Extrait
    "Tu as de la chance qu'il soit nain. Pendant plus de vingt ans, tu l'as caché comme un objet de honte. Et cet objet de honte est peut-être le trésor de guerre de la famille. Peut-être est-ce lui qui assurera ta prospérité! Il est grand temps de tirer Vassia de l'oubli et d'exploiter la situation auprès de Sa Majesté."



Par Alicia - Publié dans : Littérature française - Communauté : GAZETTE LITTERAIRE
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